Les oubliées de Juarez

Gregory Nava

Avec Jennifer Lopez, Antonio Banderas, Sonia Braga

Policier britannique, américain
Durée : 1h 53min
Année de production : 2007
Titre original : Bordertown

Synopsis

Juarez est une ville frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. La situation particulière de cette bordertown mexicaine et les accords de libre-échange de l’ALENA ont incité de grands groupes internationaux à y ouvrir des usines. L’électronique produit à bas prix par une main d’œuvre corvéable et sous-payée permet aux USA de s’équiper sur le dos des pauvres et d’engraisser toujours plus les riches. Tout cela est parfaitement moral et la classe politique ne trouve d’ailleurs rien à redire. Et le fait que des centaines, peut-être des milliers, de travailleuses soient violées et assassinées ne perturbe pas grand monde. Pourtant, une journaliste venue de Chicago veut enquêter. Avec la complicité d’un confrère Mexicain, elle perçoit vite l’inertie et la corruption des autorités. D’autant qu’une jeune victime revenue du monde des morts, est prête à témoigner de l’horreur. Protégée par la journaliste et une femme intègre de la bonne société, la miraculée va devoir affronter ses cauchemars et ses bourreaux.

L’histoire est basée sur des faits réels, pour autant incroyables qu’ils paraissent. Cette incroyable série de meurtres commis en toute impunité a bouleversé le réalisateur et scénariste Gregory Nava, auteur de My Family et Selena, tous deux avec Jennifer Lopez. La star latinos a plongé sans hésiter pour les Oubliées de Juarez, s’impliquant même à coproduire cette charge nécessaire contre ce scandale politique, social, financier et criminel. Mené comme un thriller, ce film engagé est une pointe acérée dans le ventre mou de la mondialisation, de l’exploitation et de la perversion. Outre Jennifer Lopez, de nombreuses stars internationales ont accepté de tourner ce sujet âpre et brûlant. Antonio Banderas, Martin Sheen, la Brésilienne Sonia Braga. Mais la plus touchante est sans doute la jeune Maya Zapata qui prête son doux visage à la pauvre fille qui a vu le diable.

Bernard-Pierre Molin