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L'Édito

Le sel et le feu.

L'Édito

Le sel et le feu.

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Aller au cinéma met du sel dans la vie, et parfois allume le feu de la passion. Elle guide en tout cas Werner Herzog dont le dernier film, Salt and Fire, sort cette semaine sur nos écrans. Et les nombreux événements que nous vous proposons vont aussi contribuer à pimenter votre semaine. Piment slave mercredi à 21h avec une soirée Ciné-ma Russie et Mimino, comédie soviétique présentée par Pierre Murat. Notons qu’à 18h, le grand Bernard Menez lancera une projection spéciale de La Nuit Américaine, l’un des chefs d’œuvre de Truffaut. Un cocktail vous permettra d’enchaîner les deux. Samedi à 18h, le directeur de la photo Lucas Coassin et Pierre Filmon nous éclaireront sur Close Encounter with Vilmos Zsigmond et, à 21h, nous recevrons Houda Benyamina pour débattre après ses formidables Divines. Mardi soir, nous débuterons notre Ciné-Club Positif  dès 19h30 avec une coupe de champagne Veuve Cheurlin, avant d’aller écouter à 20h Jean-Louis Bourget nous présenter Othello d’Orson Welles. Entre deux événements, venez donc voir nos récents programmes, dont FreaksLauraLa Rivière sans RetourTaxi Driver, le Cycle Werner Herzog, et bien sûr, profiter du goûter dominical de La Mélodie du Bonheur.

Cinéaste infatigable et protéiforme, Werner Herzog ne s’interdit rien et réalise tout : du documentaire expérimental (Fata Morgana) à la saga baroque (Aguirre), de l’énigme historique (Kaspar Hauser) au mélo désespéré (La Ballade de Bruno), en passant par (presque) tous les autres genres. Avec Salt and Fire, qui sort ce mercredi, il propose un thriller écologique diablement bien mené et servi par un casting de luxe. Des scientifiques, Veronica Ferres et Gael Garcia Bernal, dénoncent une catastrophe environnementale dont Michael Shannon, patron d’une multinationale, serait à l’origine. Mise en scène au cordeau, acteurs impeccables, décors étonnants, rebondissements, suspense et engagement, aucun ingrédient ne manque à ce régal cinématographique, dans lequel Werner s’est même octroyé un rôle. Herzog n’a pas raté son coup ; ne le ratez pas non plus.

Au delà de cette belle exclusivité, revenons-en à nos événements. La semaine festive débute mercredi à 18h avec Bernard Menez. Toujours un plaisir de voir cette figure à la fois populaire et marginale, qui jouait dans la vision amoureuse du tournage que donnait François Truffaut dans La Nuit Américaine. La soirée sera ensuite russe avec Mimino, une comédie délicieusement délirante et bolchévique, où Gueorgui Danielia suit les tribulations moscovites d’un pilote et d’un routier. Pierre Murat, critique Téléramiste, nous présentera le film aprés le cocktail.

Pierre Filmon, réalisateur de Close Encounter with Vilmos Zsigmond, portrait personnel et sensible de ce grand chef opérateur, en a convié un autre, Luca Coassin, pour débattre après la séance de samedi 18h. A 20h, la jeune, pêchue et iconoclaste Houda Benyamina  viendra nous commenter Divines, son deuxième film largement remarqué et couronné de la Caméra d’Or cannoise.

« Affirmer n’est pas prouvé » dit Othello dans l’acte I de la pièce de Shakespeare. Pourtant, on peut affirmer sans se tromper que le film d’Orson Welles, Palme d’Or 1952, est la plus grande adaptation jamais réalisée du Maure de Venise (le sous-titre d’Othello). Jean-Louis Bourget, rédacteur à la revue, sera avec nous dès 19h30 lors du cocktail que nous offriront  le champagne Veuve Cheurlin et l’Intendance Suivra. Il nous présentera ensuite cette perle Welleso-shakespearienne.

Non sans vous rappeler que d’autres films sont aussi à l’affiche (dont Freaks, de Tod Browning, et voir en début de lettre), terminons avec l’Enfance de l’Art et ses deux séances : mercredi, ce sera Les Nouvelles Aventures de Pat et Mat, des dessins animés tchèques pour les petits, et dimanche, un tout autre genre avec Miracle à Milan, un conte de De Sica, Palme d’Or en 1951.

Bonne semaine.