Ce qui restera de 2025
Chères spectatrices, chers spectateurs,
Chaque mois de janvier, nous avons le plaisir d’accueillir le Festival Télérama, que le célèbre magazine culturel co-organise avec l’AFCAE. Outre une sélection des meilleurs films de l’année passée, nous vous proposons en avant-première deux révélations cannoises : mercredi à 19h30, notre amie Kelly Reichardt sera présente pour nous faire découvrir The Mastermind (que nous sortirons le 4 février). C’est toujours une joie de recevoir Kelly, dont une de nos salles porte le nom. Dépêchez-vous de réserver votre place pour découvrir en avant-première ce film de casse très seventies, où vous retrouverez Josh O’Connor, également à l’affiche de Rebuilding.
Mardi à 20h, ce sera au tour d’Hasan Hadi, l’un des rares réalisateurs irakiens en activité, de débattre en visio-conférence après la projection du Gâteau du président. En 1991, alors que la guerre menace, une élève doit faire un gâteau pour Saddam, dérisoire potentat d’un monde finissant. Beaucoup de festivaliers cannois furent bouleversés par ce récit simple, touchant et singulier.
Il y eut de bien beaux films en 2025 et il fût difficile de n’en sélectionner que 7. D’abord l’incontournable Palme d’Or cannoise, remise à Jafar Panahi pour son formidable Simple accident. Je suis toujours là, de Walter Salles, et L’Agent secret, de Kleber Mendonça Filho, nous plongent dans une autre dictature, celle qui a ensanglanté le Brésil dans les années 70. Dans Valeur sentimentale, Joachim Trier dépeint une tyrannie différente, celle du père d’une belle famille très dysfonctionnelle. On se détendra avec la réjouissante Nouvelle Vague,de Richard Linklater, reconstitution malicieuse du tournage d’À bout de Souffle. Il fait partie des films que nous avons défendu en 2025, comme The Brutalist, de Brady Corbet, Amour, l’un des volets de la trilogie de Dag Johan Haugerud, et Une Bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson.
Le Festival Télérama laisse une place à deux événements et, évidemment, à nos récentes sorties.
Jeudi à 20h30, le Ciné-Club La Relève débute l’année entre danse et boxe, les deux activités de Billy Elliot, le génial orphelin de l’Angleterre populaire et tatcherienne imaginé en 1999 par Stephen Daldry.
Porté par la passion du cinéma, Adrio Guarino nous invite samedi à 17h à la 16e session de son Merci le court. Comme d’habitude, quatre jeunes cinéastes nous montreront chacun leur film, autour d’un thème, en l’occurrence : la passion qui nous dévore. Gauthier Gervaise, Rosalie Charrier, Apolline Andreys, et le duo Marie-Lola Terver/Paul Jousselin seront avec nous, ravis et un peu anxieux de nous montrer respectivement Deux et demi, Nos Panthéons, Lady Attila, et Les mystérieuses aventures de Claude Conseil. On en causera dans la salle et autour d’un verre au Grand Bar.
Parmi les films qui conservent des séances cette semaine, signalons les derniers arrivés, en l’occurrence City on Fire, réédition d’un culte polar hongkongais de Ringo Lam, et Les Lumières de New York, récent film sur la tragédie de l’immigration signé du Canadien Lloyd Lee Choi. Allez voir plus bas le reste du programme, et derniers mots pour l’Enfance de l’Art : dimanche 14h passez dire Bonjour, de Yasujirô Ozu.
Belle semaine.
Isabelle Gibbal-Hardy et l’équipe du Grand Action