Fable do Brazil.
Chères spectatrices, chers spectateurs,
La sortie de la semaine nous vient du Brésil, et s’appelle Morte e Vida Madalena, une comédie signée Guto Parente, où une productrice enceinte reprend le tournage d’un film de SF totalement barré imaginé par son père décédé. Ça décoiffe ! Vous retrouverez, bien sûr, nos précédents succès, La corde au cou, notre cycle James L. Brooks augmenté de Tendres Passions, et toujours Un balcon à Limoges accompagné du Cycle Jérôme Reybaud. Quatre événements vont aussi rythmer cette semaine, car tout le cinéma ne se passe pas à Cannes !
Cinéaste et plasticien italien né en 1985, Diego Marcon présente sa vision de la salle de cinéma jusqu’au 26 juillet à Lafayette Anticipations dans une exposition intitulée Prom. Le Grand Action accompagne cette présentation en organisant une projection de quelques-uns de ses courts-métrages ainsi que des films de son choix pour une carte blanche mercredi à 20h. Diego sera dans la salle pour commenter son travail, parfois inquiétant, et d’ailleurs réservé aux plus de 12 ans.
Jeudi à 20h, le ciné-club La Relève a invité Mona Favoreu, Benjamin Chevallier et Léo Cointre pour une projection de leur court-métrage regroupés dans un programme intitulé Jeunesses du Sud. Les trois cinéastes se confronteront ensuite avec le public, qu’on espère nombreux.
Maître du cinéma indien, Satyajit Ray a marqué le sous-continent (et le monde) de son talent. A l’occasion de la sortie du livre « Satyajit Ray – ce que j’ai toujours su, c’est dessiner », qui explore son processus créatif, nous sommes heureux de vous proposer une projection spéciale d’un de ses films de 1965 : Le Lâche. Les autrices de l’ouvrage, Amandine D’Azevedo et Eva Markovits, le dédicaceront après la projection de lundi 19h30.
Le lendemain à 20h, un ciné-club Louis Lumière bouclera la semaine évènementielle avec Vermines, film d’horreur de Sébastien Vanicek où un immeuble fait face à une invasion d’araignées. Arachnophobes s’abstenir ! Débat à suivre avec le réalisateur, Sébastien Vanicek et le chef opérateur, Alexandre Jamin.
Le Brésil est une terre de cinéma et nous offre régulièrement quelques perles. En voici une, signée Guto Parente, jeune cinéaste en phase avec son pays dans toutes ses ouvertures. Madalena, productrice de cinéma, est enceinte jusqu’aux yeux quand son père, réalisateur fantasque, meurt, laissant en plan un film de SF fauché et délirant. Entre la mort qui frappe et la vie qui arrive, elle va reprendre le tournage, entourée d’une équipe, parfois boiteuse, mais fidèle et engagée. Morte e Vida Madalena, est porté par une énergie communicative, où l’identité de genre n’est pas un sujet et où seules comptent la sincérité et la richesse des sentiments. Les techniciens du film en sont aussi les acteurs – et réciproquement – et tout se mélange dans une joyeuse sarabande, foutraque et généreuse. Geste politique, militant, artistique, cinématographique, Morte e Vida Madalena mérite votre vision et notre soutient.
Ne manquez d’aller jeter un œil sur notre site pour retrouver l’intégralité de notre programme, et terminons avec L’Enfance de l’art, qui, dimanche à 14h, nous présentera Le Royaume de Kensuké.
Belle semaine.
Isabelle Gibbal-Hardy et l’équipe du Grand Action