The King of Entertainment.
Chères spectatrices, chers spectateurs,
Steven Spielberg, l’un des rois du cinéma contemporain depuis plus de 50 ans, règne cette semaine sur le Grand Action avec son nouveau Disclosure Day, qu’accompagnent les deux parties du Cycle Steven Spielberg. Bon prince, il laisse toutefois de la place à certains de nos récents succès, ainsi qu’à trois événements qui vont rythmer la semaine, dont l’avant-première de Blue Heron ; nous sortirons mercredi 23 le film de Sophy Romvari, et la recevrons samedi soir.
Avant cela, il y aura eu, jeudi à 20h15, un Ciné-Club La Relève organisé par les étudiants de Paris Sciences-Lettres. Elles et ils nous proposent de revoir La Cité de Dieu, l’excellent film que Fernando Meirelles réalisa en 2002, adaptant un roman de Paulo Lins, où Buscapé, un jeune photographe carioca, témoigne de la violence de la fameuse Cité de Dieu où il vit. Un film coup de poing dont vous pourrez ensuite parler autour d’un verre avec toute l’équipe de La Relève qui fêtera la fin de sa saison.
Hongroise d’origine, Sophy Romvari a grandi en Colombie-Britannique, où se situe le récit de Blue Heron, largement adapté de sa jeunesse canadienne. Elle raconte sa famille de bobos immigrés, et notamment son grand frère dysfonctionnel, de son point de vue de petite fille qu’elle fait résonner avec celui de la femme qu’elle est devenue. Sophy nous présentera son film en avant-première, accompagnée du journaliste de Télérama Augustin Pietron, samedi à 20h30 et l’on en débattra après la projection.
Mardi à 19h30, nous savons gré au Ciné-club Louis Lumière d’avoir invité Nathalie Vidal, mixeuse de Claire Simon, dont nous reverrons Apprendre. La réalisatrice, qui sera également présente mardi, répondait à son documentaire de 1992, Récréations, en retournant filmer des enfants à l’école élémentaire… 32 ans plus tard. Qu’est-ce qu’Apprendre ? Le débat qui suivra la projection y répondra peut-être…
Au Grand Action, nous pensons comme Steven Spielberg que le cinéma peut changer le monde. Et il y a plusieurs façons de le changer. La première consiste à développer chez le spectateur sa capacité à garder son âme d’enfant, sa capacité d’émerveillement : Les Dents de la mer, Jurassic Park, Arrête-moi si tu peux, Ready Player One, West Side Story ou encore ses trois films sur les extraterrestres : Rencontres du troisième type, E.T. l’extra-terrestre et La Guerre des mondes ; la deuxième à décrire nos problématiques contemporaines en se basant sur des faits réels : le terrorisme (Munich), la Guerre Froide (Le Pont des espions), l’esclavage (La Couleur pourpre, Amistad), la condition animale (Cheval de guerre), le drame de l’immigration (Le Terminal), le réchauffement climatique et l’intelligence artificielle (A.I.), le journalisme d’investigation (Pentagon Papers), le débarquement (Il faut sauver le soldat Ryan), et même la grande histoire américaine (Lincoln) ; et la troisième en parlant de soi, et il s’agit là de son dernier film, le plus autobiographique, The Fabelmans.
Tous ses films relèvent de la même démarche et nous les défendons avec la même ardeur ! Quoiqu’il en soit, il ne faut jamais oublier la dimension métaphorique chez Spielberg et Disclosure Day ne fait pas exception à la règle. En effet, alien se traduit en anglais par étranger, celui qui vit de l’autre côté des frontières et qui désire parfois entrer aux Etats Unis…
Non sans signaler la réédition de La Revanche d’une blonde, film culte des années 2000 signé Robert Luketic, ni vous rappeler de consulter notre programme, on conclut avec le Sandwich Club, toujours animé par la pétillante Suzanne De Lacotte. Dimanche à 14h, elle nous fera jouer à Jumanji, un régal de Joe Johnston millésime 1995 avec le toujours regretté Robin Willliams.
Spielberguienne semaine.
Isabelle Gibbal-Hardy et l’équipe du Grand Action