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L'Édito

L’Art du crime.

L'Édito

L’Art du crime.

Chères spectatrices, chers spectateurs, 

Dans le cadre de notre rétrospective du cinéma hongkongais d’avant la reprise de l’île par la Chine, arrive sur nos écrans la trilogie du Syndicat du crime, où John Woo et Tsui Hark portent le gunfight a un niveau rarement atteint. Ruben Östlund nous offre quant à lui une plongée dans l’art contemporain, et nous avons le plaisir de l’accueillir mercredi soir pour nous parler de The Square. En 2017, il recevait une Palme d’Or (et une seconde pour Sans Filtre, 5 ans plus tard) pour ce film volontairement dérangeant. C’est la première séance du Ciné-Club La Relève qui enchaîne vendredi soir en invitant Houda Benyamina, réalisatrice de Divines, le portrait de deux filles d’un quartier populaire qui ont la rage de s’en sortir. Un sujet délicat traité avec une cruelle authenticité. Ce ne sont que deux des neuf événements de la semaine, où vous retrouverez, entre autres, le deuxième volet des Odyssées de Werner Herzog, Le Chaos.

Lors de la dernière cérémonie des César, le mixeur Olivier Goinard et l’équipe son recevait la compression pour son remarquable travail, aussi patient qu’obstiné, pour Le Chant des Fôrets. Jeudi à 20h, c’est cette équipe gagnante que reçoit le Ciné-club AFSI, celui des spécialistes du son à l’image. On se réjouit de revoir le film et d’apprendre les secrets de ce son couronné. 

Chaque métier a ses stars, et Peter Cavaciuti est clairement l’un des plus grands cadreurs steadicam du monde. La preuve : Stanley Kubrick l’a engagé pour porter la caméra dans Eyes Wide Shut. Le Ciné-club AFCS nous propose de revoir l’ultime chef d’œuvre du maître samedi à 19h30, et de débattre avec Peter, qui a bien d’autres cordes à son arc. 

Dimanche à 11h30, c’est l’heure du GrecDoc avec Le Chaînon manquant, où Angelos Tsaousis observe comment la route tue. La projection sera suivie d’un débat.

La prestigieuse cinémathèque organise annuellement un festival hors-les-murs dont le Grand Action est heureux d’accueillir certaines séances. En l’occurrence, ce sera la présentation en avant-première de deux films restaurés de Pierre Zucca, photographe puis réalisateur disparu en 1995. Dimanche à 14h, Sylvie Zucca, sa veuve, viendra nous présenter Alouette je te plumerai (avec Claude Chabrol et Fabrice Lucchini) et, à 16h15, elle sera accompagnée du réalisateur Philippe le Guay pour introduire la projection de Roberte, réalisé en 1979. Ces deux films font partie de la rétrospective Z comme Zucca que nous avons le plaisir de sortir mercredi prochain, le 18.

Vous aurez juste le temps d’enchaîner à 18h45, avec Du décor à l’écran. Il se tiendra en présence du réalisateur des Magnétiques, Vincent Maël Cardona, accompagné d’une partie de l’équipe du film : Marion Burger, cheffe décoratrice, Brice Pancot, chef opérateur, et Samuel Aichoun, mixeur son.

Mardi à 19h30, le Ciné-club Louis Lumière bouclera cette riche semaine événementielle avec Sous le Sable, de François Ozon. La quête de Charlotte Rampling sera projetée en 35mm, ce qui ravira Jeanne Lapoirie et Antoine Heberlé, qui ont co-signé la photographie du film.  

Dans des années 1980, une nouvelle génération de réalisateurs, producteurs et acteurs (dont Chow Yun-fat, le « Alain Delon chinois ») allait donner un incroyable élan au cinéma de Hong-Kong. La Metropolitan film réédite nombre des œuvres de l’époque et cette semaine nous propose les trois volets du Syndicat du crime. John Woo a dirigé les deux premiers mais a passé la caméra pour le troisième à Tsui Hark, le producteur, après leur fameuse brouille. Les trois opus restent dans le même ton : bang-bang et flots de sang. Épatant. 

N’oubliez pas le reste du programme et une ligne de conclusion pour L’Enfance de l’Art de dimanche 14h : Wallace et Gromit : cœurs à modeler. Modelons.

Belle semaine. 

Isabelle Gibbal-Hardy et l’équipe du Grand Action