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L'Édito

My name is Plympton, Bill Plympton

L'Édito

My name is Plympton, Bill Plympton

Chères spectatrices, chers spectateurs, 

Parmi les inconnus célèbres du cinéma, il se pose là. Nous sommes donc heureux d’initier un Cycle Bill Plympton, afin de rendre hommage à ce dessinateur-réalisateur de 79 ans, dont nous avons sorti la semaine dernière Duel à Monte-Carlo del Norte, un délirant et militant western au trait. Si vous retrouvez à l’affiche la plupart de nos récents succès (Smashing machine, de Benny Safdie, Amours Chiennes, d’Alejandro González Iñárritu, ou The Neon People, de Jean-Baptiste Thoret, …), cette semaine sera aussi le théâtre de sept événements. Allons-y dans l’ordre. 

On commence jeudi à 20h avec le Ciné-Club La Relève, animé par un collectif qui veut renouveler le genre. Avec elles et eux, nous verrons Les Cinq diables, de Léa Mysius, qui fut scénariste pour Desplechin et Audiard, mais réalisa aussi ce film fantastique en 2022. Elle échangera avec sa cheffe décoratrice, Esther Mysius.


Vendredi à 20h, réjouissante proposition de comédie souterraine vintage avec Les Gaspards, de l’inénarrable Pierre Tchernia. Après avoir vu en avant-programme le court-métrage « Virgile, le Roi », nous débattrons avec Jonas Ceccon, cartographe à l’inspection générale des carrières de Paris, lieu mystérieux où se déroule l’enquête rigolote des Gaspards.

Le cinéma vietnamien est régulièrement mis à l’honneur au Grand Action, notamment via le ciné-club Yda. Samedi et dimanche (16h et 18h), nous accueillerons la huitième édition de l’Ici Vietnam Festival. Ces quatre séances de court-métrages auront lieu en présence des cinéastes issus d’une double culture, avec l’ambition de favoriser les échanges interculturels et de promouvoir la diversité.

Barbelé est une association qui pense la salle de cinéma comme un laboratoire. Régulièrement, Barbelé passe au Grand Action pour présenter quelque expérimentation à travers une sélection de court-métrages plutôt pointus. Samedi à 20h30, nous en verrons quatre, tous commentés par leur auteurices. Baptiste Pigache présentera La Fréquence 95 6, Manui Franken La Discussion, Guillaume Alibert Les Tournesols et Victor Louise terminera avec Milan au village des automates. Les échanges se poursuivront sans doute longuement. 

Dimanche à 18h30, Du décor à l’écran nous convie à sa séance mensuelle avec, outre Carlos Conti, le chef décorateur de La Danseuse, de Stéphanie Di Giusto, la présence de deux repéreuses, une profession peu connue. Aude Lemercier et Kalinka Weiler Carrasco sont chargées de trouver les lieux de tournage originaux et participent donc pleinement à l’esthétique du film. Elles en parleront. 

Ça continue avec le Directors’ Club de lundi 19h30, lors duquel Laurent Larivière recevra et débattra avec la réalisatrice Pascale Breton. Après avoir revu Les Rendez-vous d’Anna, de Chantal Akerman, elle nous dira pourquoi la cinéaste belge, extraordinaire exploratrice de voies nouvelles décédée il y a 10 ans, compte autant pour elle (et pour nombre d’autres). 

Mardi à 19h30, dernier des événements avec le Ciné-club Louis Lumière. Le chef opérateur son Olivier Dandré, la co-mixeuse Anna Devillaire, et le monteur son Nicolas Bouvet-Levrard viendront chacun nous expliquer leur travail sur Ni Chaînes Ni Maîtres, tragique dénonciation de l’esclavage de Simon Moutaïrou. 

Duel à Monte-Carlo del Norte, excellente surprise de l’animation contemporaine triomphe sur notre écran, tout comme Slide, cowboy guitariste, mi-Clint Eastwood, mi joueur de flute de Hamelin, vainc de méchants cupides. Le sépia charbonneux de ce film est l’œuvre d’un grand crayonneur, Bill Plympton, auquel nous consacrons un cycle. Né en 1946, il s’est illustré dans la bédé et la caricature, avant de réaliser une cinquantaine de court-métrages, de séries, et même un clip pour Kanye West (avant qu’il ne tourne mal). Plympton a également signé 10 longs métrages, dont L’Impitoyable lune de miel et Les Mutants de l’espace, tous deux au programme de son cycle

N’oubliez pas qu’il y a beaucoup d’autres films au Grand Action et que, dimanche à 14h, l’Enfance de l’Art nous emmènera faire danser des petits pains dans La Ruée vers l’or, un inoubliable Chaplin. 

Bondissante semaine. 

Isabelle Gibbal-Hardy et l’équipe du Grand Action