Chinese Fantasy.
Chères spectatrices, chers spectateurs,
Nous sommes très heureux de vous présenter cette semaine un inédit de 1986 signé de l’immense Tsui Hark : Peking opera blues que Mathieu Guilloux, critique à Fais pas genre ! nous présentera lundi à 19h15. Une bondissante fantaisie dans la Chine des années 1910, pleine de cascades, de méchants, et d’un délicieux érotisme vintage, portée par trois actrices épatantes. Cette exclusivité rejoint nos récents succès, avec en tête Notre Salut, le formidable portrait d’un collabo ordinaire par Emmanuel Marre, Ton Animal maternel, la délicate fresque familiale de Valentina Maurel, et Écrire la vie, le passionnant documentaire sur les jeunes lecteurs d’Annie Ernaux de Claire Simon. Et puis, bien sûr, il y a des événements, que nous allons découvrir dans l’ordre.
Ça commence jeudi à 20h par notre nouveau Ciné-club Tsounami. La rédaction de cette revue moderne de cinéma accompagnera le réalisateur Kamal Aljafari. Après avoir vu A Fidai Film, son documentaire sur la tragique opération de l’armée israélienne à Beyrouth en 1982, nous débattrons de l’avenir du peuple palestinien… en espérant qu’il en ait un.
Samedi à 17h, nous aurons le plaisir de retrouver Adrio pour son Merci le court. Joliment intitulée « Rêves et désillusions », cette dix-neuvième sélection de courts-métrages réunit Mélissandre Carrasco, Hadrien Bels, Raphaëlle Petit-Gilles et Nora Arnezeder. Les jeunes cinéastes nous montreront (dans l’ordre) Les saintes, Nouvel Hair, Fanny à la plage et Les Agnès, avant d’échanger avec la salle.
Les créateurs des costumes, du maquillage et de la coiffure participent grandement à l’esthétique du cinéma de Tim Burton. D’ailleurs, le Ciné-club CMC a choisi l’un de ses films pour sa séance de dimanche 18h. Après Sleepy Hollow, Loïc Leroy et Arnold Petit, tous deux grands connaisseurs du réalisateur-conteur-graphiste, commenteront cette œuvre gothique de Tim.
Nous vous avons déjà parlé de la rénovation de notre salle panoramique nouvellement équipée du système Dolby Atmos. Mardi à 19h30, nous l’inaugurerons en grande pompe avec l’avant-première de Hope. Le nouveau thriller fantastique de Na Hong-jin, avec gros effets, monstres terrifiants et poursuites effrenées, sortira le lendemain. Mardi, vous aurez l’occasion de le voir avant tout le monde, et surtout de l’entendre dans des conditions exceptionnelles.
Tsui Hark est né en 1951 au Vietnam dans une famille chinoise, qui déménage à Canton, puis à Hong Kong, où, enfant, il découvre le cinéma qu’il part étudier aux USA. Tsui Hark revient sur l’île encore indépendante à la fin des années 1970 pour travailler à la télévision. Il débute comme réalisateur, et bientôt producteur, mais aussi scénariste et acteur. Virtuose, notamment pour filmer des combats, il va avoir une influence majeure sur la génération bénie du cinéma de Hong Kong de la fin du millénaire. En 1986, il réalise Peking Opera Blues, une comédie d’action où trois jeunes femmes, une aristocrate révolutionnaire, une courtisane vénale et une actrice frustrée se rencontrent dans le Pékin de 1913. La ville est alors au bord de la guerre civile : des généraux rivaux se disputent le pouvoir et la fronde gronde. Lundi à 19h15, Mathieu Guilloux, critique à Fais pas genre ! viendra nous présenter ce film qui s’amuse à marier les genres : vaudeville, action, romance, et même comédie musicale. Un régal plein de rebondissements, qui ne s’embarrasse pas de réalisme et donne la part belle aux femmes.
Ne manquez pas de consulter notre programme sur notre site, et ne manquez surtout pas Notre Salut, où Emmanuel Marre nous montre les dessous de Vichy comme on ne les a jamais vus. Vacances obligent, l’Enfance de l’Art revient en force avec trois séances. Mercredi à 10h30, les gentils petits verront, ravis, Le Grand méchant renard de Benjamin Renner ; jeudi à 10h30, on embarquera pour Le Chant de la mer, de Tom Moore et, dimanche à 14h, nous suivrons Le Robot sauvage, de Chris Sanders.
Très belle semaine.
Isabelle Gibbal-Hardy et l’équipe du Grand Action