Grands travaux.
Chères spectatrices, chers spectateurs,
Le Grand Action profite de l’été pour se rénover mais, rassurez-vous, le cinéma ne fermera que 4 jours (du 22 au 25 juillet) ; seule la salle panoramique demeurera inaccessible à partir du 15 juillet et ce pour plusieurs semaines. Elle rouvrira à la rentrée dans une nouvelle configuration…
La quinzaine qui s’annonce vous laissera le loisir de découvrir le Cycle Alexandre Koberidze qui accompagne Dry Leaf, le dernier film de ce passionnant réalisateur. Zoé Lhuillier, critique chez Tsounami, formidable revue cinéphilique en ligne qui aura son ciné-club à la rentrée et consacre un dossier à Koberidze, nous présentera le couple qui vit Sous le ciel de Koutaïssi, lundi à 20h. Let the summer never come again, l’exploration de l’amour à l’ère du numérique par un danseur-boxeur-prostitué filmé avec un téléphone Sony Ericsson, complète le cycle du cinéaste. Ces deux opus reçurent un accueil critique des plus élogieux, tout comme le nouveau Dry Leaf, dont les images, tournées avec le même téléphone, ont un goût délicieusement suranné qui évoque le Super8 et la VHS. « Un film éblouissant, audacieux, flou, qui dure trois heures » prévient, non sans humour, la bande annonce de Dry Leaf, où un père part chercher sa fille, photographe de stades de foot géorgiens. Le père embarque le meilleur ami de la disparue, bien qu’elle ait demandé de ne pas la suivre, pour tenter de la retrouver. On ne s’embarrasse pas longtemps de l’enquête pour entamer un drôle de voyage, réaliste et surréaliste, au cœur d’un pays qui porte encore les stigmates du stalinisme. Oubliez la canicule et Koberidzez votre été !
À la rentrée, notre salle panoramique Henri Langlois, déjà titulaire du Label Excellence décerné par la CST (Commission Supérieure Technique), aura fait peau neuve. Nous avons décidé d’encore améliorer votre expérience de spectatrice et de spectateur. Tout d’abord en équipant notre salle du dispositif Dolby Atmos : le dernier avatar du célèbre système de sonorisation va déployer 42 enceintes capables d’immerger vos oreilles et votre cœur dans l’univers du film. Nous allons également réorganiser les 237 sièges selon une disposition d’amphithéâtre qui perfectionnera la vision latérale. En rouvrant notre salle panoramique le 2 septembre, nous vous proposerons au Grand Action l’une des meilleures expériences de projection de la capitale ; tout en demeurant farouchement indépendant.
Cette fameuse indépendance nous permet de programmer Koberidze, mais aussi d’avoir la confiance d’Herzog (et de ses Ghost Elephants), de soutenir le forcément fragile Blue Heron, auto-fiction inventive et décalée de Sophy Romvari, de défendre autant l’animation queer de Bouchra que les délires extraterrestres de Spielberg (Disclosure Day), et d’accompagner dans la durée les films que nous aimons : l’étrange Balcon à Limoges, l’énigmatique Mastermind, et même les killers de la City on Fire. Quel éclectisme ! Ceci afin de proposer à chacun.e un cinéma de qualité, qu’il soit intéressant, inventif, sensible, brutal, drôle, tordu, exigeant, engagé, interpelant, simple, militant, intello, émouvant, implacable, original, rien de tout ça ou tout à la fois. A vous, cher public, de trouver votre bonheur, y compris dans I Want your Sex, l’excellente comédie trash de Gregg Araki que nous sortirons le 29 juillet.
D’ici là, le jeune public, lui, aura ciné à son œil grâce à l’Enfance de l’Art. Une séance mercredi à 10h30 pour Un Petit Air de Famille, 5 dessins animés intergénérationnels à découvrir dès 3 ans ; et trois pour Cadet d’eau douce, où le capitaine Buster Keaton nous mène en bateau (à 10h30 le jeudi 16, à 14h les dimanches 19 et 26).
Toutes nos excuses pour la gêne occasionnée par les travaux, et passez une bonne quinzaine.
Isabelle Gibbal-Hardy et l’équipe du Grand Action