On fire!
Chères spectatrices, chers spectateurs,
L’année au Grand Action commence donc « on fire » (pleine d’énergie en français), avec la suite de nos rééditions hongkongaises. Après À toute épreuve, The Killer et les Histoires de fantômes chinois, voici donc City on Fire, le polar culte de Ringo Lam. Notre semaine va être rythmée par la poursuite des récentes sorties (Les Lumières de New York, L’Engloutie…) ainsi que 4 événements et nous tiendrons cette cadence la semaine prochaine. Mercredi 21 marquera le lancement du Festival Télérama, avec le meilleur de 2025, et nous aurons la joie de recevoir à 19h30 notre chère Kelly Reichardt pour l’avant-première de The Mastermind. Le film arrivera le 4 février sur nos écrans, mais revenons à ce mercredi, marqué par un rendez-vous du CJC.
Mercredi à 20h, le Collectif Jeune Cinéma revient en effet avec une séance consacrée à Ruba Al-Sweel, réalisatrice qui, entre docufictions, vidéo-essais et médias spéculatifs, questionne notre époque et nos liens à la machine en réseau. Intitulé Machine Tongues, le programme comprend trois films : deux très courts (First Phone, Moscow Hotel is sick of your tears), et un moyen (Plastic Pilgrims). Ruba sera en visio avec nous pour un débat à suivre, animé par Pétronille Malet.
Vendredi à 20h, Les Rendez-vous du cinéma grec font leur rentrée 2026 avec Fin de crédit, un classique réalisé en 1958 par Michael Cacoyannis. Une jeune femme séduit un millionnaire pour sauver sa famille de la banqueroute. Mais ne perd-on pas son âme dans le mensonge ?
Autre grand classique, plus connu, proposé dimanche à 16h par le Ciné-club des Ecoles : My Fair Lady. La métamorphose de la roturière Audrey Hepburn en femme du monde est un régal dont on ne se lasse pas. Un débat suivra la projection de ce chef-d’œuvre de George Cukor, qui aimait infiniment les femmes, surtout si elles s’appelaient Hepburn. Il tourna 10 films avec Katharine… qui n’a aucun lien de parenté avec Audrey !
Mardi à 19h, le Ciné-club Louis Lumière a invité le chef opérateur Michel Amathieu. Il a signé (entre autres) la photographie de plusieurs films d’Emir Kusturica, dont celle de La Vie est un miracle, que nous reverrons avant d’échanger avec lui.
Si vous aimez les films avec des gros guns, des fusillades, des braquages, des cascades automobiles et des face-à-face tendus, ne manquez surtout pas City on Fire. C’est avec ce film de 1987 que Ringo Lam, disparu en 2018, entra dans le gotha des grands cinéastes d’action de Hong-Kong. Pour Reservoir Dogs, Tarantino ne cache pas s’être inspiré de ce film de gangsters, porté par la confrontation entre Chow Yun-Fat et Danny Lee, deux comédiens mythiques de cette époque bénie. Réalisateur, acteur et surtout producteur, Tsui Hark n’apparaît pas au générique de City on Fire, mais incarne le cinéma de cette île qui, à l’époque n’était pas encore tombée dans l’escarcelle chinoise. Hark est en revanche impliqué dans À toute épreuve et The Killer (John Woo) et la trilogie des Histoires de fantômes chinois (Siu-Tung Ching), les précédents opus du programme de rééditions asiatiques piloté par la Metropolitan Filmexport et soutenu par le Grand Action.
Sorti, comme City on Fire, la semaine dernière, Les Lumières de New York, touchant premier long du canadien Lloyd Lee Choi conserve évidemment ses séances. On pense à d’autres films traitant du délicat sujet de l’immigration sous-prolétarisée (L’Histoire de Souleymane) dans l’histoire de cette famille chinoise décrite sous l’angle de la relation père-fille.
N’oubliez pas que L’Engloutie et Rebuilding sont toujours à l’affiche, tout comme le cycle Les Odyssées de Werner Herzog – La nature et Une Bataille après l’autre, qui a glané dimanche une pluie de Golden Globes. On termine avec Bonjour, de Yasujirô Ozu, proposé par l’Enfance de l’Art, dimanche 14h et on vous rappelle de réserver votre soirée du mercredi 21 pour voir Kelly Reichardt nous présenter son prochain The Mastermind.
Excellente semaine.
Isabelle Gibbal-Hardy et l’équipe du Grand Action