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Éditoriaux

Ça fait plaisir.

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Ça fait plaisir.

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Rien que d’écrire notre rituel incipit, on est content ! Rappelez-vous. Mi-mars, peu après une prémonitoire projection de Melancholia, le Grand Action et toutes les salles de cinéma fermaient, comme les théâtres, les restaurants et la plupart des commerces, tandis que la moitié de l’humanité se confinait. Après 3 mois de temps suspendu et d’angoisse covidée, nous retrouvons tous la joie de sortir, de se revoir en vrai et, bien sûr, d’aller au cinéma ; le tout non sans prendre quelques précautions, que nous vous rappellerons en fin de lettre. Cette semaine de reprise sera courte, puisqu’elle débutera lundi à 19h avec la projection du presque déjà classique Once Upon a Time in Hollywood, de Tarantino, qui nous sera présenté par Stéphane Huard, Président de Sony Pictures France, qui distribue le film. Elle se terminera mardi à 19h, avec l’avant-première de Brooklyn Secret, d’Isabel Sandoval, que nous devions recevoir en mars. Isabel est, évidemment, retournée chez elle, mais Jane Roger, distributrice de ce film ambitieux, se fera un plaisir de nous le présenter. La semaine prochaine durera, elle, 7 jours, avec plein de films, dont une nouveauté, The Hunt, dont nous vous reparlerons.

Nous vous parlons depuis le 14 août dernier de Once Upon a Time in Hollywood, le faux bio-pic où Quentin Tarantino relit avec malice le drame – bien réel – de l’assassinat de Sharon Tate. Pitt et DiCaprio forme un impayable duo, et ce film jubilatoire mérite largement d’être revu, surtout projeté en pellicule 35 mm, essence tangible et mythique du cinéma. Unique séance lundi à 19h, aussi pour le plaisir d’écouter Stéphane Huard parler avec passion du film.

Mardi à 19h, Jane Roger, distributrice de Brooklyn Secret, palliera l’absence de la réalisatrice Isabel Sandoval, dont l’épidémie nous a privée. Nous verrons toutefois Isabel à l’écran, d’abord car elle nous a préparé une surprise, et ensuite car elle interprète le rôle principal de son film : celui d’une immigrée philippine sans papier, qui s’occupe d’une vieille dame de Brooklyn et brigue une carte verte pour pouvoir travailler légalement aux USA. Un film touchant, intime et original, à la réalisation soignée et la composition portée par un sens aigu de l’esthétisme.

Avant de reprendre une programmation normale – mais socialement distanciée – la semaine prochaine, avec notamment la sortie nationale de The Hunt, film éminemment polémique de Graig Zobel, nous tenons à rassurer celles et ceux qui hésitent à venir au cinéma. Même si le virus semble avoir reculé en France, il flotte toujours dans l’air, mais pas plus au cinéma qu’au supermarché ou n’importe où ailleurs. D’autant que, suivant strictement les consignes de sécurité de la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF), le Grand Action met tout en œuvre pour prendre soin de vous, cher public. Ainsi, après le désormais rituel lavage de main et avoir gagné votre place, vous pourrez ôter votre masque, dont le port est recommandé à l’accueil, dans le hall et les toilettes. La jauge des salles a été réduite de moitié, et un siège doit séparer les personnes qui n’arrivent pas ensemble, par groupe de moins de 10. Un nouveau membre de notre équipe veillera à ce que chacune et chacun d’entre nous (oui, nous aussi, on doit faire attention) respecte ces règles simples qui font barrière au virus. Ainsi, on se retiendra de vous embrasser, bien qu’on ait furieusement envie de le faire tant on est content de vous revoir !
Mais on pourra toujours trinquer… en tenant son verre à bout de bras.

Bon retour dans vos salles.

Isabelle Gibbal Hardy et l’équipe du Grand Action.