L’Âge d’or
De :
Avec :
Souheila Yacoub, Vassili Schneider, Yile Yara Vianello
Année : 2026
Durée : 1 h 53 minutes
Genre : Drame FR
- Couleur
La vie hors-norme de Jeanne Lavaur n’appartient qu’à elle-même. Elle traverse le XXe siècle et défie son destin, depuis son enfance dans la boucherie de ses parents jusqu’à son rêve de devenir comtesse. D’une guerre à l’autre, du Paris des années folles au Brésil, son chemin croise l’Histoire et embrasse le monde, aux côtés de Guillaume de Barante et de l’intrépide Céleste.
Du Décor à l’écran
Avant-première dimanche 8 novembre à 18:00
Invités : Clémence Pétiniaud , cheffe décoratrice et Etienne Gérault, 1er assistant décorateur.
Pour son premier long-métrage, Bérenger Thouin puise dans le passé afin de donner naissance à un récit où s’interpénètrent réalités historiques et destins individuels. La vie du personnage principal, ballotée par les évènements qui jalonnent la France du premier XXe siècle, narre des expériences vécues, représentatives des âges traversés par Jeanne, qu’ils soient personnels ou historiques. Le film entretient ainsi une confusion permanente entre la singularité d’une histoire inventée et l’universalité de l’Histoire réelle. Le caractère cyclique ou répétitif de la vie de Jeanne au gré de ses rencontres et de ses retrouvailles semble être mimétique des phases de l’Histoire, où les âges d’or et de décadence se succèdent. Surtout, des images tournées à l’occasion du film se mêlent à des images d’époque, chacune étant travaillée par le chef opérateur Martin Roux pour que la distinction entre l’artificiel et l’authentique devienne visuellement imperceptible. L’alternance manifestement aléatoire du noir et blanc et de la couleur concourt aussi à cet aspect : comme dit en épigraphe du film, « le réel traverse ces images sans s’y reconnaître ». Le parcours si spécifique de Jeanne se dote, paradoxalement ou non, d’une portée universelle, comme en témoignent également les lectures féministes auxquelles s’ouvre aisément le film : dès les premières images, le découpage et les effets de montage mettent ainsi en parallèle le corps féminin et le corps animal, dont les hommes revendiquent, dans les deux cas, la propriété. D’autre part, la mise en scène du réalisateur adopte une posture de chercheur, avec l’empathie nécessaire pour comprendre les trajectoires personnelles (d’où les scènes intimes dans lesquelles la caméra s’immisce) et la mise à distance qui refuse une pleine et écrasante identification aux personnages en jouant sur la diversité des voix et des discours. En somme, Bérenger Thouin fait du cinéaste un historien, et de l’artifice une méthode de recherche où le vrai ne se révèle que par le faux, où toutes les images de fiction deviennent des archives et toutes les images d’archive deviennent des fictions. Au fond, la mémoire et l’histoire n’existent et ne vivent qu’au travers du cinéma.
Samuel Decourbe Réalisateur(s)
Acteurs, personnages
Souheila YacoubJeanne Lavaur
Vassili SchneiderGuillaume de Barante
Yile Yara VianelloCeleste
Kevin LissajouxJoseph Lavaur
Pierre-Antoine Billon
Laïs MayyasEden
Production
ScénarioBérenger Thouin, Mehdi Ben Attia
Collaboration au scénarioVirginie Legeay, Rémi Langlade
ProducteurCarine Ruszniewski, Enrica Capra
MusiqueCéleste Thouin
PhotographieMartin Roux
MontageRémi Langlade
DécorsClémence Pétiniaud
CostumesAnne Blanchard
Direction de productionAnaïs Ascaride
ProductionGoGoGo Films, Enrica Capra
CoproductionLes Films de la Chapelle, Lester Films
DistributionPyramide Distribution
Projections à venir
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Dim 08/11
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