le grand action
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Planète interdite

De Fred McWilcox

Avec Walter Pidgeon, Anne Francis, Leslie Nielsen

Film américain.
Genre : Science fiction
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1957
Titre original : Forbidden planet

 

Au 22e siècle, un vaisseau terrien se pose sur une lointaine planète afin de rechercher les éventuels survivants d’une précédente expédition. Il n’y a qu’un seul rescapé, un savant, qui exhorte les sauveurs à rebrousser chemin. Décidée à accomplir sa mission, l’équipe débarque et fait la connaissance du savant, de sa fille ingénue et de son robot ultra-perfectionné, fruit du savoir immense d’une civilisation disparue. Mais le danger guette, et de façon plus sournoise qu’on ne le croit...

Cette Planète ne devait être qu’un film de série B de la MGM au budget confortable. 50 ans plus tard, c’est devenu un film culte, inspirateur de la Guerre des Etoiles et autres Star Trek. Plusieurs facteurs sont responsables de ce fabuleux destin : le scénario (où l’on peut voir une lointaine inspiration de la Tempête de Shakespeare), les décors (signé Arthur Lonergan), la musique, l’une des premières compositions électroniques (œuvre d’un couple de précurseurs, Louis et Bebe Barron), et surtout le robot Robby. Inventé par le directeur artistique Robert Kinoshita, il fit une carrière solo, joua dans d’autres films de SF et, reproduit en figurines ou sur des T-Shirts, fut le premier exemple du merchandizing cinématographique. Au delà de ses qualités formelles, de Robby et de la lumineuse présence ingénue et assez dénudée d’Anne Francis, l’originalité du film réside dans une idée simple et gonflée : construire une vraie menace, sans qu’il n’y ait de méchant. Ou alors inconsciemment. Même si l’on ne peut donner à cette Planète le titre de chef d’œuvre, c’est un film essentiel, touchant et marquant, qui séduira dès 8 ans.

Bernard-Pierre Molin

Mon 1er Festival 2007
Samedi 27 octobre

A l’issue de la projection de 11h, Thomas Widemann, planétologue et historien de l’astronomie, viendra animer un débat.

Maître de Conférences à l’Université de Versailles, Thomas Widemann étudie l’atmosphère de Vénus et la météorologie vénusienne. Il mesure les mouvements d’atmosphère de Pluton par la méthode des occultations stellaires dont il est le spécialiste français. Thomas pratique une astronomie à l’ancienne en parcourant la planète à la recherche des meilleurs points de vue sur le ciel. Il est persuadé qu’il existe un lien très fort entre l’art et la science.