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Semaine du 01/11 au
07/11/06
Roi et Reine. Chères spectatrices, chers spectateurs,
Cette semaine au Grand Action, le pouvoir est
sur l’écran avec toujours The
Queen, le film événement de Stephen Frears
qu’il faut absolument avoir vu, et la sortie des Fous
du Roi (All The King’s Men) de Steven Zaillian,
avec Sean Penn en gouverneur de la Louisiane.
Steven Zaillian est un brillant scénariste hollywoodien
qui a œuvré pour les plus grands : Scorsese, Scott,
Spielberg.... On lui doit ainsi quelques unes des histoires
les plus marquantes des dernières décennies,
dont La Liste
de Schindler, Gangs
of New York, l’Interprète,
la Chute du
Faucon Noir ou Mission Impossible. Il est ensuite passé
à la réalisation. Les
Fous du Roi est son troisième film adapté
du roman de Robert Penn Warren, rédigé en 1946,
soit 11 ans après l’assassinat du Gouverneur
de Louisiane Huey P. Long dont il s’inspire. Mais Zaillain
a préféré transposé l’histoire
dans les années 50 pour s’affranchir de la resconstition
historique et montrer l’intemporalité du propos
: le pouvoir corrompt.
Pour interpréter cet homme politique charismatique
issu du peuple et qui sait lui parler, Sean Penn – toujours
magnifique – a sorti un incroyable accent plouc, qui
donne à ses discours une dimension populiste apte à
galvaniser les foules. Face à ce roi, une pléiade
de “fous”, incarnés par autant de stars
: Kate Winslet, Jude Law, Antony Hopkins... Les Fous du Rois est
un film politique qui ressemble à un film noir, avec
ses l’intrigues tortueuses et ses personnages ambigus.
Un film de grande facture, car il y a aussi des stars dans
l’équipe technique très chevronée
montée par Zaillian.
The Queen,
impérialement interprétée par Helen Mirren,
règne sur l’autre salle. Dans ce film qui mêle
habilement images d’archive et fiction, le grand Stephen
Frears nous fait pénétrer dans l’intimité
de la couronne d’Angleterre au lendemain de la mort
de Lady Di. Dépassée par l’extraordinaire
popularité de son ex-belle-fille, la
Reine faillit se couper de ses sujets et dû son
salut à l’intervention hautement politique et
brillante de son nouveau Premier Ministre, Tony Blair, qui
alors était de gauche.
La critique et le public ont réservé un accueil
triomphal à The Queen,
qui passe sans transition du rire à l’émotion
avec le même brio. Les magnifiques paysages de la lande
écossaise servent d’écrin à ce
bijou royal, qui restera l’un des grands films de l’année
2006. Si vous n’avez pas encore rencontré The
Queen, on vous envie d’avoir à découvrir
le magnifique portrait, tout en finesse, en grandeur et en
humanité qu’ont composé Stephen Frears
et Helen Mirren.
Citoyens, à vos écrans, pour
voir la grandeur des Reines et la déchéance
des Rois.