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Semaine du 30/04 au 06/05/08
Hello Stefano !
Chères spectatrices, chers spectateurs,
Un rocker italien dans une famille en crise, une projection-débat
à la frontière entre la vie et la mort, un film sur la déliquescence
des services hospitaliers, une quête décalée de trois frères
en Inde et un drôle de moineau en dessin animé, voici le menu
de la semaine au Grand Action.
Ciao
Stefano (Non Pensarci) est la dernière petite perle d'un
de ces artisans du cinéma italien qui résistent, coûte que
coûte, à l'hégémonie pailletée de la télévision transalpine.
Gianni Zanasi, qui a écrit et réalisé le film, avait fait
des débuts prometteurs dans les années 90, mais il a du attendre
8 ans après le très drôle La vie est brève, mais la Journée
est Longue, pour monter Ciao
Stefano. Stefano, punk-rocker sur le retour, vit une mini-crise
existentielle. Il fait un break dans son existence romaine
dissolue et rentre dans sa famille, de fameux producteurs
provinciaux de cerises à l'eau de vie. Mais là aussi, la crise
règne : son père joue au golf avec insouciance, sa mère médite
avec des gourous et sa sœur danse avec les dauphins. Quant
à son frère, il se débat, avec une égale maladresse, dans
son couple en lambeau et l'usine familial en faillite. Pas
sûr que Stefano trouve là le repos qu'il cherche… Ciao
Stefano est un film simple et léger, servi par une pléiade
d'acteurs peu ou pas connus de ce côté des Alpes, à commencer
par le nonchalant et séduisant Valerio Mastrandrea, repéré
notamment dans Le Caïman de Nanni Moretti. Mais il serait
réducteur de ne voir dans Ciao
Stefano qu'une comédie à la fraîcheur typiquement italienne.
Derrière son charmant vernis, le film porte les désenchantements
et les dysfonctionnements d'une société déboussolée. Du tragique
planqué sous du comique… Cela rappelle le Darjeeling
Limited de Wes Anderson, qui termine sa carrière cette
semaine en salle Club.
Le 1er mai, c'est la fête du travail, mais
au Grand Action, ce sera celle du paranormal, avec les Jeudis
de l'INREES, le très sérieux institut de recherche sur les
phénomènes extraordinaires. Cette semaine, l'INREES nous propose
l'Exorcisme d'Emily Rose, un troublant film de Scott Derrickson,
basé sur l'histoire vraie d'une jeune fille morte après avoir
été confrontée au surnaturel. À l'issue de la projection,
le Père François Brune, religieux et théologien qui a longuement
étudié la communication avec l'au-delà, animera un débat sur
les phénomènes de possession. Entre la vie et la mort, le
religieux et le psychiatrique, la frontière est parfois ténue...
Mardi 6 mai, à 14h, tout autre sujet, mais
tout aussi grave : le problème de l'avenir des soins et de
l'hôpital. Pour en parler, quel meilleur choix que Sicko,
le documentaire sans concession de Michael Moore sur le système
de santé américain. Pour finir avec cette semaine, n'oublions
pas Le
Corbeau et un Drôle de Moineau, un délicieux dessin animé
iranien, à voir dés 3 ans. C'est le choix de l'Enfance de
l'Art, mercredi à 14h. En attendant notre révolutionnaire
festival " Passage
à l'Action ", passez une belle semaine.