Mais ce dimanche 1er avril, il y a aussi un
ciné-concert-goûter
avec un “best of“ Laurel et Hardy accompagné
par la contrebasse blagueuse d’ Eric Recordier et les
gâteries délicieuses de l’Intendance Suivra.
Le goûter sera suivi d’une rencontre exclusive
avec Laurel et Hardy (poisson d’avril !).
Plus sérieusement, jeudi à 14h
projection de La
Vérité qui Dérange, suivie d’un
débat sur le péril climatique avec le climatologue
et océanographe Eric Guilyardi, membre de l’Institut
Pierre Simon-Laplace et chercheur au CNRS. Et, moins sérieusement,
une matinale dimanche avec l’inénarrable Inspecteur
Clouzot, alias Peter Sellers, dans
La Panthère Rose.
Voilà de quoi donner du sens à
votre semaine cinématographique. Et n’oubliez
pas de préacheter vos places pour les événements
qui, à l’image de la projection exceptionnelle
du Livre de la Jungle de dimanche dernier, jouent souvent
complets.
Écrire
pour Exister, troisième film de Richard LaGravenese,
qui fut l’un des scénaristes les plus demandés
d’Hollywood, s’inspire de l’histoire vraie
des Freedom Writers.
À Los Angeles, après les émeutes des
années 90 consécutives à l’affaire
Rodney King – un jeune noir tabassé par des policiers
blancs devant l’objectif d’une caméra -
les tensions interethniques sont à leur comble. Dans
cette ambiance plombée, où les différents
se règlent au revolver, une jeune enseignante a réussi
à convertir des lycéens de toutes origines classés
“irrécupérables“ en “écrivains
de la liberté“. Brillamment interprétée
par l’immense Hilary Swank, la prof Erin Gruwell parvient,
à force de patience et de conviction, à ouvrir
le dialogue entre les communautés, puis à les
souder en leur faisant partager un objectif commun. Même
s’il est très américain, voilà
sans doute un exemple que devraient méditer nos candidats
à l’Elysée.
Cette parenthèse politique nous permet un enchaînement
sur nos deux films “historiques“. Le
Dernier Roi d’Ecosse, de Kevin Macdonald, donne
un éclairage personnel et pertinent sur le parcours
d’Idi Amin Dada, dictateur Ougandais des années
70. Un film secouant et brillant, avec un Forest Whitaker
inoubliable. The Good
German, de façon plus stylisée, décrit
l’univers délétère du Berlin de
l’après-guerre. Steven Soderbergh rend là
un bel hommage au cinéma de l’âge d’or
hollywoodien, sans négliger l’indispensable touche
de glamour. Le couple Clooney-Blanchett soutient sans rougir
la comparaison avec Bogart-Bacall.
De l’histoire, de l’espoir, du
rire, de la musique, des débats intelligents, tout
ça autour de bons films. C’est du bonheur.