Si vous ne visualisez-pas cette lettre cliquez-ici
Semaine du 28/02 au 06/03/07
Pas peu fier... Chères spectatrices, chers spectateurs,
Quel est le point commun entre The Departed
de Martin Scorsese, The Queen de Stephen Frears,
Le Dernier Roi d'Ecosse et Une
Vérité qui Dérange ? Ces 4 films ont été, ou sont encore
pour les deux derniers, projetés au Grand Action. Et ce dont
nous sommes si fiers, c'est que ces 4-là ont reçu les plus
hautes distinctions aux Oscars ! Meilleurs film, montage,
adaptation et réalisation pour le Scorsese, meilleure actrice
pour Helen Mirren dans The Queen, meilleur documentaire pour
la Vérité et meilleur acteur pour Forest Whitaker dans le
rôle d'Idi Amin Dada. Une pluie d'Oscars sur notre récente
programmation, ça fait plaisir.
Revenons en au Dernier
Roi d'Ecosse (The Last King of Scotland), réalisé par
Kevin Macdonald. En 1971, un jeune médecin Ecossais en mission
humanitaire en Ouganda rencontre par hasard le nouveau président
Idi Amin Dada. Il devient son conseiller, son confident, et
le naïf complice de ses massacres. Ce film est une plongée
vers l'enfer, pavé comme chacun le sait des meilleures intentions.
Le peuple semble heureux, les fêtes sont grandioses, le dictateur
est séduisant. Et le jeune docteur ne voit pas qu'il cautionne
un régime sanguinaire. Candide pris au piège d'un mirage,
il se réveille bien tard. Et en paye le prix fort. Barbet
Schroeder avait réalisé un formidable documentaire sur Idi
Amin Dada. Avec Le
Dernier Roi d'Ecosse, Macdonald, tout en mettant une dimension
fictionnelle dans l'histoire, contribue à comprendre ce personnage
ambigu, que sert magistralement l'interprétation de Whitaker.
Et auquel le jeune James McAvoy donne une belle réplique,
symptomatique des errements occidentaux.
En salle Club,
The Good German (l'Ami Allemand) de Steven Soderbergh
tisse sa toile dans le Berlin ruiné de l'après-guerre. Un
monde sans pitié où grenouillent les trafiquants de tout poil
et où chacun est prêt à trahir ses amis de la veille. Dans
ce film pétri de références au cinéma des années 40 (à commencer
par la magnifique photo noir et blanc et le casting " trois
étoiles " : Clooney, Blanchett, Maguire), Soderbergh prend
les codes à contre-pied. Ses héros n'en sont pas et le vice
règne en maître. Alors ne vous fiez pas aux apparences et
laissez vous piéger par la virtuosité de Soderbergh.
Dernière chose pour cette semaine, deux séances
spéciales. Samedi à 11h, La
Vérité qui Dérange (An Inconvenient Truth), Oscar du meilleur
documentaire et dimanche à midi, Sur
la Piste des Mohawks (Drums Along the Mohawks), grandiose
épopée de l'Ouest signée John Ford. Pour les semaines prochaines,
n'oubliez pas notre prochain ciné-concert-goûter
(dimanche 11 mars) avec des burlesques de Charley Chase,
star injustement oubliée du muet. Il sera accompagné par Patrick
Moriceau, son piano, sa clarinette et ses petits instruments,
et suivi des délices de l'Intendance Suivra. Deux jours plus
tard, le mardi 13 à 20h, autre ciné-concert pour le Club-Positif
du mois autour d'un rare Lubitsch muet : L'Eventail de
Lady Windermere (Lady Windermere's Fan). Il sera accompagné
par un habitué du Grand Action, le pianiste Jacques Cambra.
Le débat sera suivi d'un cocktail dînatoire et les réservations
sont ouvertes pour ces deux événements.