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Semaine du 26/03 au 01/04/08
Famille, Japon et surnaturel.
Chères spectatrices, chers spectateurs,
Le titre valise de cette lettre donne les trois grandes thématiques
de votre semaine au Grand Action. Elle sera marquée
par deux événements, et deux films qui mettent
la famille à l’honneur : Distant
Voices, Still Lives, où Terence Davies fait le
portrait intime de la sienne, et A
Bord du Darjeeling Limited, le périple initiatique
de 3 frères vu par Wes Anderson.
Commençons par évoquer nos
séances spéciales, dont vous apprécierez
l’éclectisme. Jeudi à 20h, nous accueillerons
nos amis de l’INREES, le très sérieux
institut de recherche sur les expériences extraordinaires,
pour une projection-débat qui s’annonce fascinante.
Signalons d’ailleurs que chaque semaine jusqu’en
juillet, nous ouvrirons nos salles aux Jeudis de l’INREES
pour des films-rencontres toujours surprenants. Nous débuterons
ce jeudi avec Sixième
Sens, film fantastique (à tous les sens du terme)
de Night Shyamalan avec Bruce Willis, Haley Joel Osment et
Toni Collette, qui fut un gros succès lors de sa sortie
en 1999. Un jeune garçon de 8 ans, traumatisé par
son étrange pouvoir d’entrer en communication
avec des morts, rencontre un psychiatre qui va l’aider,
et entraîner le spectateur dans une plongée
inattendue entre conscience et inconscient. Sixième
Sens est certes une fiction. Pourtant, Henri Vignaud,
l’un des plus célèbres médiums
français, soutient que ce pouvoir existe, et sa conviction
a troublé de nombreux esprits cartésiens. À l’issue
de la projection, il animera un débat.
Changement de genre vendredi, toujours à 20h,
avec Bashing, film de Masahiro
Kobayashi, présenté dans le cadre de la Semaine
Artistique et Culturelle Japonaise, en présence de
Jean-Bernard Chardel, plasticien, militant de plusieurs organisations
de défense des femmes, et commissaire de l’exposition. Bashing,
(Enlèvement) sorti en 2006, s’inspire d’une
histoire vraie : une jeune Japonaise engagée
dans l’humanitaire au Moyen-Orient rentre dans son
pays après avoir été victime d’un
enlèvement. Elle est accueillie comme une paria, injuriée,
licenciée, agressée, elle n’a que son
père pour la soutenir. Cette sombre vision de la place
de la femme dans la société nippone sera débattue à l’issue
de la projection et Jean-Bernard Chardel animera les échanges : « Il
faut voir ce film car il montre
une réalité à la fois taboue au Japon
et extravagante pour les Occidentaux ». Comme à l’accoutumée,
nous vous invitons à réserver vos places pour
ces soirées car le nombre de places est évidemment
limitée.
À propos de place, nous en manquons
pour vous parler de nos deux films de la semaine. Heureusement,
la critique s’est largement chargée de promouvoir A
Bord du Darjeeling Limited, l’étrange voyage
en train et en Inde de 3 frères après la mort
de leur père. Wes Anderson a indiscutablement un vrai
talent pour inventer des familles bizarres et il s’appuie
sur celui de sa bande d’acteurs (Owen Wilson, Jason
Schwartzman, Adrien Brody, Anjelica Huston…) pour
les incarner. Quant à Terence Davies, il filme sa
famille de l’intérieur et avec chaleur. Distant
Voices, Still Lives, réalisé en 1985, est
sans doute son chef d’œuvre, entre comédie
sociale et comédie musicale.
Juste un mot pour vous rappeler que l’Enfance
de l’Art nous propose mercredi à 14h, The
Kid, film d’un éternellement jeune cinéaste,
un certain Charlie Chaplin. Bonne semaine.