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Semaine du 24/05 au
30/05
Drôles de morts et morts de peur. Chère Spectatrice, cher Spectateur,
Cadavres, assassins et tueurs psychopathes,
rigolos ou terrifiants, vont peupler les écrans du
Grand Action cette semaine.
Dans la salle Panoramique, on joue la comédie macabre
avec une nouveauté, Secrets
de Famille (Keeping Mum), et une prestigieuse réédition
qui demeure un peu le modèle du genre : Arsenic
et Vieilles Dentelles. Dans le dernier film de Niall Johnson
comme dans celui de Capra, les tueurs sont des tueuses. En
l’occurrence, de charmantes vieilles dames qui, soucieuses
de faire le bien, assassinent les gêneurs et les abandonnés
de la vie.
Dans Secrets de Famille,
c’est une nouvelle gouvernante qui fait le ménage
dans le foyer d’un pasteur dépassé. Cette
très drôle relecture du personnage de la lady
indigne est une excellente surprise. Le film est enlevé,
bien écrit (par Richard Russo) et formidablement interprété.
Dans la salle Club, poursuite du cycle Vienne
et Berlin à Hollywood, où les morts décèdent
avec beaucoup moins de légèreté. À
raison d’un film par jour, nous débuterons la
semaine par 3 Siodmak assez noirs : Pour
Toi j’ai Tué, avec notamment Burt Lancaster,
Les Mains qui Tuent,
plus connu sous son titre original (Phantom
Lady) et Passion Fatale.
Samedi, l’irrévérencieux Wilder casse
le mythe inventé par Conan Doyle dans La
Vie Privée de Sherlock Holmes, dimanche, Ophüls
signe la tragique Lettre
d’une Inconnue, et lundi, retour de Siodmak avec
l’étrangleur de Deux
Mains la Nuit.
La semaine cinématographique se terminera
mardi avec un chef d’œuvre du cinéma d’épouvante
de Edgar Ulmer : le Chat
Noir (The Black Cat). Les cinéastes Austro-Allemands
fuyant le nazisme apportèrent à Hollywood les
jeux d’ombres et de lumières de l’expressionnisme.
Cette esthétique put largement s’exprimer dans
le cinéma d’épouvante, et le
Chat Noir, qui réunit pour la première fois
Béla Lugosi (Dracula) et Boris Karloff (Frankenstein),
en est une parfaite représentation.
Enfin, cette semaine est égayée
par un géant week-end de 4 jours, pendant lesquels
les enfants pourront voir La
Guerre des Boutons d’Yves Robert, projeté
trois séances par jour sans école.
Bonne semaine.