Le cinéma a toujours adoré les
gangsters et le crime organisé. Et d’ailleurs
voilà, qu’au retour de vacances, le Grand Action
est aux mains des Mafias.
Évidemment, lorsqu’on parle de Cosa Nostra au
cinéma, on pense au Parrain.
Le triptyque de Francis Ford Coppola aura les honneurs de
la salle panoramique avec une programmation originale : les
trois films dans la journée. Se faire, sur grand écran,
cette extraordinaire trilogie (8 heures de meurtres, d’intrigues,
de promesses et de trahisons) est l’une des plus fascinantes
expériences cinématographiques extrêmes.
On en ressort hagard, bouleversé et flageolant. Au-delà
de l’incroyable virtuosité de Coppola et de ses
acteurs (Brando, Pacino, Duvall, Keaton, De Niro…),
la saga de l’honorable famille Corleone est une plongée
au cœur du système maffieux.
Pour prolonger le « plaisir »,
vous pourrez ensuite passer à la salle Club où
d’autres organisations criminelles s’étalent
sur l’écran à raison d’un film par
jour. Mercredi, honneur à l’un des pionniers
du genre, Scarface
de Howard Hawks. Jeudi, dans Sur
les Quais d’Elia Kazan, le docker Brando se révolte
contre les gangsters qui tiennent le port de New York. Vendredi,
le petit James Cagney veut dominer le monde ; il découvrira,
filmé par Raoul Walsh, que seul l’Enfer
est à Lui. Samedi, les débuts (et la fin
tragique) d’un petit truand, futur Taxi Driver, qui
arpente déjà les
Mean Streets de New York devant la caméra de Martin
Scorsese. Le même De Niro, devenu propriétaire
de Casino, toujours pour Scorsese,
devra se méfier de sa femme (Sharon Stone) et de son
ami (Joe Pesci). Lundi, Abraham Polonsky nous entraîne
dans l’Enfer
de la Corruption, où l’on peut voir une critique
de la société capitaliste derrière les
rackets des organisations criminelles. Mardi, l’Année
du Dragon de Cimino couronnera « à la chinoise
» cette première semaine mafieuse.
La mafia pliera ses guns le 13 septembre, pour
laisser sa place à d’autres organisations criminelles
: les lobbies. C’est notamment celui du tabac, défendu
par le séduisant Aaron Eckhart, auquel s’attaque
la brillante satire de Jason Reitman Thank
You For Smoking, film révélation du dernier
Festival de Deauville.
Dans un registre plus enfantin, notez la reprise
des cinés-concerts-goûters dimanche 10 septembre
à 16h, avec Faut Pas s’en Faire. Ce petit bijou
burlesque d’Harold Lloyd, sera accompagné à
la contrebasse par Eric Recordier et suivi d’un goûter.
Les places sont déjà en vente.