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Semaine du 21/03 au 27/03/07
Les rois de la jungle Chères spectatrices, chers spectateurs,
Notre semaine au Grand Action sera placée
sous le signe de la jungle et marquée par une projection
exceptionnelle : celle du Livre
de la Jungle (The Jungle Book) dimanche matin à
partir de 10h30. Mais la jungle, c’est aussi celle de
l’Ouganda des années 70 où règne
le Dernier Roi d’Ecosse (The Last King of Scotland),
ou bien celle du Berlin de l’après-guerre où
se terre L’Ami
Allemand (The Good German) et encore celle qui est en
train de disparaître comme le montre La Vérité
qui Dérange (An Inconvenient Truth). Voyons le détail
de toutes ces jungles.
Les ex-jeunes des sixties s’en souviennent
comme de leur premier baiser. En 1967, les studios Disney
sortaient un dessin animé adapté par Wolfgang
Reitherman du Jungle
Book de Rudyard Kipling. Ce film d’animation où
Mowgly, orphelin recueilli par la panthère Bagheera
et l’ours Baloo, allait marquer leur enfance. Et inviter
pas mal d’entre eux à se plonger avec délices
dans la prose de Kipling. 40 ans plus tard, les gosses de
67 pourront faire découvrir à leurs enfants
(voir petits-enfants car le temps passent vite) ce pur chef
d’œuvre d’animation disneyenne qui n’a
rien perdu de sa magie. D’autant qu’un retirage
sur copie neuve lui a rendu tout son lustre et que la projection
sera précédée d’un petit-déjeuner.
Réservez donc votre dimanche matin pour un moment de
bonheur notamment quand Baloo danse avec le roi des singes,
à qui Louis Prima prête sa voix. Précisons
bien qu’il s’agit du Livre
la Jungle original et non du très moyen numéro
2 réalisé par les mêmes studios en 2003.
Autres jungles, autres mœurs, avec la
folie africaine du Dernier
Roi d’Ecosse de Kevin Macdonald. Forest Whitaker,
oscarisé pour sa performance, y incarne Idi Amin Dada,
le charismatique et sanguinaire dictateur de l’Ouganda
de 1971 à 1979. Pour lui donner la réplique,
le réalisateur a conservé le personnage du jeune
médecin Ecossais inventé par Giles Foden, auteur
du roman qui a inspiré le film. Séduit par Idi,
il devient son proche conseiller avant de découvrir,
mais un peu tard, l’horreur du régime. Un des
très grands films de ce début d’année
qui vous laisse sur les genoux.
Dans l’acceptation imagée du terme,
il est légitime de qualifier de jungle le Berlin en
ruines de 1945. Entre les alliés qui se disputent la
dépouille du Reich et les ex-nazis qui veulent sauver
leur peau en se vendant au plus offrant et aux plus oublieux,
l’ambiance est – euphémisme – délétère.
Voici l’objet du Good
German de Steven Soderbergh, qui nous fait un petit plaisir
formel en rendant hommage au cinéma glamour et noir
des années 40.
Moins glamour, malgré la séduisante
présence d’Al Gore, La
Vérité qui Dérange nous interpelle
tous les jours à 14h sur l’avenir de la planète,
de la jungle aux pôles. Et n’oubliez pas que notre
ami Eric Guilyardi, éminent climatologue et océanographe,
viendra animer un débat à l’issue de la
projection, toujours à 14h, le jeudi 29 mars.
Mois sérieux, l’Enfance de l’Art, déjà
co-organisateur de l’événement Le
Livre la Jungle, nous gratifie dimanche matin d’un
autre petit bijou avec encore une panthère, mais rose.
Rires garantis avec La
Panthère Rose où Blake Edwards met en scène
le détective le plus délirant de l’histoire
du cinéma interprété par le formidable
Peter Sellers.
Belle semaine.