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Semaine du 19/07 au
25/07
Par Odin !
Bien qu’ils viennent du froid, c’est
pourtant en juillet que Les
Vikings débarquent au Grand Action.
Réalisés en 1957, Les
Vikings demeurent l’un des plus formidables films
d’aventure de l’histoire du cinéma. L’initiative
de cette épopée est due à Kirk Douglas,
dont la société de production, Bryda, venait
de subir le demi-échec du pourtant très beau
Indian Fighter (La Rivière de Nos Amours, d’André
de Toth).
Kirk lut le roman viking d’Edison Marschall
et en parla à Richard Fleischer, avec qui il venait
de tourner 20000 Lieux sous Les Mers. Enthousiaste, Fleischer
se mit au travail avec la méticulosité qu’on
lui connaît et les deux hommes constituèrent
une équipe de rêve pour porter Les Vikings à
l’écran. Douglas endossa le rôle du méchant,
Tony Curtis et Janet Leigh, couple à la vie, jouèrent
les gentils et Ernest Borgnine mit sa sauvagerie tonitruante
au service du roi Ragnar.
Pour la photographie, il fallait aussi une
star, capable de transcender les paysages de Norvège,
d’Allemagne et de France où le film allait être
tourné. Jack Cardiff, l’un des meilleurs chefs
opérateurs de sa génération, qui avait
éclairé Pandora et la Comtesse aux Pieds Nus
fut retenu. C’est en partie à son talent que
l’on doit les sublimes arrivées de drakkars sur
les fjords, la richesse des fêtes vikings et la profondeur
des champs des batailles. Cardiff dut d’ailleurs prendre
goût à cette esthétique puisqu’il
réalisa quelques années plus tard Les Drakkars,
autre film sur les guerriers du Grand Nord.
Ne manquait plus qu’une musique : Mario
Nascimbene, compositeur du néo-réalisme italien
qui ne rechignait pas à travailler à Hollywood,
s’en chargea et bâtit un thème aux accents
wagnériens pour répondre brillamment aux images.
Et voilà. Les Vikings
fut un immense succès, inspirant même quelques
exotiques remakes à Mario Bava, génial cinéaste
de série B. Mais l’original, sublime de beauté
sauvage et d’envolées shakespeariennes, demeure
indéboulonnable.
L’écran panoramique du Grand Action lui est offert.
Ne le manquez pas.
À côté, dans la salle Club,
Steve MacQueen et Bullitt
continuent de courir les rues de San Francisco. Film d’action
phare des années 60, Bullitt
mérite largement d’être redécouvert,
y compris par les plus exigeants cinéphiles qui apprécieront
la rigueur du scénario et de la réalisation.