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Semaine du 18/10 au
24/10/06
Frears save the Queen. Chères spectatrices, chers spectateurs,
Cette semaine, le Grand Action vous entraîne
entre le treizième pilier du Pont de l’Alma et
les résidences royales de la Couronne Britannique :
The Queen is on the screen.
Si vous préférez les horizons
moins contemporains, rendez-vous sur la Planète
Interdite, à moins que vous ne souhaitiez tirer
une dernière bouffée de Thank
You for Smoking, qui joue les ultimes prolongations.
Mais, à toute reine tout honneur, commençons
par The Queen, le nouveau
film de Stephen Frears, observateur insatiable et brillant
de la société britannique.
Le 31 août 1997, une Mercedes noire poursuivie par des
paparazzis heurte à pleine vitesse un pilier du Pont
de l’Alma. À son bord et réunis dans la
mort, une princesse-icône en délicatesse avec
sa royale ex-belle-famille, son amant, héritier d’un
empire, et leur chauffeur, qui n’était pas en
état de conduire.
La disparition de Lady Di a bouleversé la planète.
Incroyablement populaire malgré son divorce et ses
frasques, Diana avait incarné un renouveau possible
de la couronne d’Angleterre avant de se recycler dans
l’action humanitaire.
Dans la tour d’ivoire d’un de ses châteaux
écossais, engoncé dans des réflexes d’un
autre siècle, Elisabeth II fut impuissante à
réagir au traumatisme et faillit, pour la première
fois, se couper de ses sujets.
La couronne branla sur sa tête et fut remise en place
par un tout jeune Premier ministre au sens politique aigu,
aujourd’hui bientôt à la retraite : Tony
Blair.
Mélangeant images d’archives et fiction, Frears
nous fait pénétrer dans l’intimité
de The Queen, qu’Helen
Mirren incarne plus qu’elle interprète. La reconstitution
minutieuse de la vie de palais est plus vraie que nature.
Et comme le film est porté par un scénario d’une
grande intelligence, c’est est l’un des grands
moments cinématographiques de la rentrée : carton
en Angleterre, double prix à la Mostra de Venise, et
« une » de nos amis de Télérama
avec une semaine d’avance !
Il faut avoir vu The
Queen. Ça tombe bien, elle est au Grand
Action.À côté, dans la salle Club,
la visite de la Planète
Interdite est toujours possible, toujours accessible au
très jeune public, toujours en VO ou en VF selon les
séances, et toujours sous le regard électroniquement
énamouré de notre Robby, le Robot fétiche
grandeur nature qui anime le hall.
Mais notez que la Planète est interdite
d’accès tous les jours 20h10, pour laisser l’écran
à Thank
You For Smoking. Un film dont nous avons déjà
écrit ici beaucoup de bien, et que, selon nos informations,
certains de nos spectateurs n’auraient pas encore vu.
On a peine à le croire, mais on leur laisse une chance.