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Semaine du 14/02 au
20/02/07
Les histoires de l’Histoire. Chères spectatrices, chers spectateurs,
C’est bien connu ; l’Histoire (la
vraie, avec un grand H) est faite de la multitude des petites.
Illustration avec The
Good German (l’Ami Allemand), le nouveau film au
casting prestigieux de Steven Soderbergh.
Avril 1945. Adolf Hitler s’est suicidé
dans son bunker, entraînant dans la mort son rêve
fou de Reich éternel. La guerre est finie, mais l’après-guerre
commence ; elle sera toute aussi âpre.
Dans les ruines de Berlin, les vainqueurs se disputent la
dépouille de l’Allemagne, et s’arrachent
les prestigieux savants qui avaient servi les nazis. C’est
l’heure des règlements de comptes, des trafics
douteux, des alliances fragiles et des trahisons meurtrières.
Alors que débute la réunion de Postdam, un correspondant
de guerre Américain (George Clooney) débarque
à Berlin, qu’il avait fui avant la guerre. Mais
il a encore des liens dans cette ville détruite, et
notamment une belle jeune femme (Cate Blanchett) qui a frayé
avec le diable. Accompagné d’un chauffeur trop
débrouillard et ambitieux (Tobey Maguire), le journaliste
est au cœur d’une sale affaire, où mensonges
et crimes règnent en maître.
Soderbergh est un touche-à-tout qui affectionne le
cinéma de genre, et il est, comme tous les grands réalisateurs,
un obsessionnel. Pour son Good German, il a voulu retrouver
la tonalité des films des années 40, avec des
références explicites au Troisième Homme
(Carol Reed), à Berlin Express (Jacques Tourneur) et
à la Scandaleuse de Berlin (Billy Wilder). Quant à
l’affiche, ne vous rappelle-t-elle pas l’inoubliable
Casablanca ? Vous verrez l’image : Soderbergh est allé
jusqu’à retrouver les focales et le magnifique
noir et blanc utilisés par Michael Curtiz alors qu’il
filmait Bogart et Bergman.
Mais n’allez pas penser que ce Good
German soit un clone. Il s’agit d’un film
moderne et haletant, nouvelle manifestation du talent protéiforme
de son réalisateur.
Dans la salle Club, dernière semaine
pour L’Illusionniste
(The Illusionist) de Neil Burger. Ne manquez pas cette
belle histoire, interprétée par le trop rare
Edward Norton qui se livre, dans le Vienne de 1900, à
un tour de passe-passe policier où l’amour sort
du chapeau. Quelques séances spéciales viendront
ponctuer cette semaine. Ainsi, si vous n’avez pas encore
vu la Vérité
qui Dérange (An Inconvenient Truth), documentaire
édifiant pour sauver la planète, c’est
le moment. À découvrir également Un…
Deux… Trois, Dansez (Mad Hot Ballroom), un très
beau documentaire sur les écoles de danse pour enfants
défavorisés de New York. Enfin, dimanche matin,
dans le cadre de l’Enfance de l’Art, toujours
la version animée par l’école danoise
et Janis Cimermanis Des Trois
Mousquetaires. Projeté en version française,
ce joli film est accessible dès 4 ans.
La semaine prochaine, nouvelle histoire dans
l’Histoire avec la venue sur nos écrans du Dernier
Roi d’Ecosse, alias Idi Amin Dada : la plongée
d’un jeune médecin dans le paradis et l’enfer
Ougandais. Un film puissant.