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Semaine du 13/12 au
19/12/06
Polar schizophrène,
gangster psychédélique et vérité
qui dérange. Chères spectatrices, chers spectateurs,
Au Grand Action cette semaine, exceptionnellement,
il n’y aura aucun événement ! Nous vous
laissons récupérer du Parcours Doré de
samedi (un succès avec un buffet en or massif et Reflet
dans un Œil d’Or) et du ciné-concert-goûter
de dimanche, où la salle était hilare devant
Harold Lloyd, attentive à la contrebasse d’Eric
Recordier et gourmande devant le buffet. Rendez-vous pour
le prochain le 14 janvier.
Les Infiltrés
raconte l’histoire de deux jeunes flics : l’un
officiel, mais qui, en douce, travaille pour le roi de la
pègre. L’autre officieux, parce qu’infiltré
dans le gang du même parrain. Scorsese suit en parallèle
les trajectoires des deux hommes ; tout les rapproche, y compris
une femme, mais ils ne doivent jamais se croiser au risque
d’y laisser leur vie. Polar noir, technophile et efficace
comme un Scorsese, The
Departed est aussi une réflexion sur l’identité
et ce qu’on risque en jouant avec la sienne. L’un
y perd sa virilité et l’autre sa santé
mentale. Et au milieu de ces naufrages, rayonne Frank Costello,
le parrain qui apprécie la fausse fourrure et que Jack
Nicholson – au sommet de son art – semble
inventer à chaque plan. Imprévisible, fantasque,
désabusé, dangereux, Costello restera comme
une grande figure de méchant. Son imitation d’un
rat est un must.
Dans la salle Club, un autre genre de polar,
mais toujours une histoire de trahison, magnifique ressort
dramatique des tragédies à flingues. Dans Point
Blank, Lee Marvin veut récupérer le magot
d’un hold-up et se venger de ses complices et de sa
femme qui l’ont floué. De cette histoire simple,
John Boorman, qui était alors un tout
jeune réalisateur, a tiré une histoire à
tiroir où le serpent se mord la queue. Dramatiquement,
esthétiquement, historiquement, ce film est un ovni.
À découvrir pour le plaisir et pour mieux comprendre
la brillante carrière de Boorman.
Une
Vérité qui Dérange, de Davis Guggenheim,
est un film pour prendre conscience que la planète
est en danger. On y suit la campagne de sensibilisation d’Al
Gore, ancien candidat à la Maison blanche
devenu apôtre de l’écologie. Drôle,
excellemment documentée, intelligemment illustrée,
cette vérité nous laisse 10 ans pour inverser
le cours des choses et sauver la Terre. Prenez donc deux heures
pour venir le voir à midi, entre deux courses de Noël.
Et dimanche à 11h, l’Enfance de
l’Art vous propose de découvrir un formidable
dessin animé : U de Serge Elissalde
et Grégoire Solotareff. Star de la littérature
enfantine, ce dernier a fait appel à Isild Le Besco,
Bernadette Laffont, Artus de Penguern et Sanseverino, qui
a aussi écrit la musique, pour sonoriser son univers.
Un ravissement.