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Semaine du 13/06 au 19/06/07
Les cauchemars du futur.
Chères spectatrices, chers spectateurs,
Avant de vous parler des deux grands films d’anticipation
qui constituent notre programme de la semaine, permettez-nous
de vous rappeler deux rendez-vous qui vont l’animer.
Le premier autour de la
Vérité qui Dérange, cet indispensable
film d’alarme - comme il est des cris – sur le
réchauffement climatique. Vendredi, à l’issue
de la projection de 9h30, notre ami Eric Guilyardi, climatologue
et océanographe, viendra animer le débat.
L’autre événement, dans le cadre de l’Enfance
de l’Art, se tiendra mercredi à 14h. Amis de
10 ans et plus, venez donc découvrir L’Italien,
un film russe (en VOST) d’Andreï Kravchuk. En
s’inspirant de faits réels, Kravchuk évoque
un orphelin qui refuse l’adoption. Une histoire bouleversante, à mi-chemin
entre Dickens et Truffaut, qui ravira les jeunes cinéphiles.
Outre ces deux projections, notre semaine
est donc radicalement tournée vers la science-fiction,
avec, en salle panoramique, la ressortie sur copie neuve
de THX 1138. Avant de travailler à sa
Guerre des Etoiles, puis de révolutionner le son et
l’image de cinéma avec son procédé nommé THX,
Georges Lucas était un réalisateur issu de
la contre-culture américaine. En 1971, il réalisa THX
1138, un film de SF dans la veine du Meilleur des Mondes
d’Aldous Huxley ou de 1984 de Georges Orwell. THX
1138 (Robert Duvall) est un homme du futur qui vit dans
un monde policé et aseptisé. Il a le malheur
de faire l’amour avec sa fiancée – pratique
formellement interdite – et les ennuis commencent.
Lucas décrit un monde cauchemardesque, prolongement
de la société que les années 70 contestaient
avec tant de vigueur et où nous sommes – peu
ou prou – entrés. Au-delà du message,
cette ressortie est l’occasion de découvrir
l’univers d’un futur grand cinéaste qui,
déjà, avait posé les bases de son savoir-faire.
Dans la salle Club, autre vision du futur,
mais antérieure puisque le film date de 1959, avec Le
Monde, la Chair et le Diable (The World, The Flesh and The
Devil). À la fin des années 50, le cauchemar était
l’apocalypse nucléaire. C’est ce que met
en scène Ranald Mac Dougall : un mineur (Harry
Belafonte) se retrouve seul sur terre après un cataclysme
chimique. Il erre dans un New York surréalistement
désert, avant de se rendre compte que les maux du
présent – racisme et préjugés – ont
survécu à la fin du monde. Une jolie fable
morale visuellement étonnante. Nous vous souhaitant
une semaine plus riante que la vision du futur de nos deux
cinéastes.