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Semaine du 13 au 19/02/08
2008, l’odyssée de l’espace.
Chères spectatrices, chers spectateurs,
Il y a 40 ans, sortait sur les écrans un pur chef
d’œuvre jamais détrôné depuis : 2001 :
l’Odyssée de l’Espace. Ce mercredi,
l’immense film de Stanley Kubrick retrouve les feux
de l’écran dans des conditions optimales. Le
Grand Action dispose d’un projecteur capable de diffuser
des films en 70 mm (le format original de 2001)
et d’un écran panoramique de 40 m2 qui
laisse de la place à l’infini galactique. C’est
pourquoi nous sommes heureux de vous proposer de voir ou
revoir cet
immense film de science-fiction, devenu un classique
du cinéma.
Pour le présenter et le décrypter (car le film
se prête à de nombreuses interprétations),
la projection de vendredi à 20h sera suivie d’un
débat avec Jean-François Clervoy,
polytechnicien, astronaute français et membre d’honneur
de l’INREES, un institut de recherche
sur les phénomènes extraordinaires, ceux qui
dépassent l’entendement humain en l’état
actuel de la science. Réservez vos places pour cette
rencontre… extraordinaire ! Pour ceux qui ne
connaissent pas le film, précisons que l’histoire
de 2001 court
sur 4 millions d’années ; elle commence
avec la découverte par des pré-humains d’un étrange
monolithe, se poursuit dans un vaisseau spatial gouverné par
un ordinateur surpuissant et se termine par une nouvelle
naissance. 2001,
l’Odyssée de l’Espace est un film
majeur, complexe, riche et d’une beauté sidérante, à laquelle
le 70mm redonne toute sa splendeur.
Autre grand espace, celui de la zone frontalière
entre les USA et le Mexique. C’est dans ce périmètre
de presque non-droit que se déroule No
Country for Old Man, le dernier film des frères
Coen. Un pauvre bougre, ancien du Viêt-Nam qui passe
son temps à chasser dans le désert, tombe sur
une bande de cadavres et une mallette de dollars. Il prend
le fric, mais retourne abreuver le seul survivant du massacre.
Ce beau geste d’humanité – peut-être
le seul de tout le film - sera son erreur. Car le voilà poursuivi
par un méchant (inoubliable Javier Bardem) comme seuls
les Coen savent en inventer. Le vieux Shérif, arpentant
le Texas sur son cheval comme un cow-boy fantôme, sera
impuissant à endiguer la violence, mais suivra le
flot de sang pour remonter la piste. Ce
film d’une
noirceur sans concession est l’un des premiers grands
moments cinématographiques de l’année. À ne
pas rater.
Pour finir sur une note plus gaie, signalons
enfin la projection des Aventures
de Prince Ahmed, le tout premier long-métrage
d’animation (1926 !) signé Lotte Reiniger.
Une rareté proposée par l’Enfance de
l’Art, mercredi à 14h. Bonne semaine.