Si vous ne visualisez-pas cette lettre cliquez-ici
Semaine du 04/04 au 10/04/07
Les malheurs et l’espoir.
Chères spectatrices, chers spectateurs,
Nous poursuivons cette semaine notre programme de la huitaine
précédente, avec des films en écho à nos
deux vedettes toujours à l’affiche : le
Dernier Roi d’Ecosse et The
Good German. Mais, pour faire le pendant à cette
programmation qui décrit la noirceur du monde, nous
vous en proposons d’autres, plus légers et
porteurs d’espoir. Côté malheur, l’Afrique
arrive largement en tête. Dans la salle panoramique,
des films, récents ou anciens, décrivent,
dénoncent et accusent. Notre Dernier
Roi d’Ecosse est un film remarquable et choc
sur le parcours sidérant d’Idi Amin Dada.
Ce dernier, qui régna d’une main de fer sur
l’Ouganda de 1971 à 1979, s’était
prêté au jeu du documentaire et de l’entretien
avec Barbet Schroeder en 1974. Son Général
Idi Amin Dada est un précieux témoignage
sur la folie et le charisme du personnage, que l’immense
Forest Whitaker (Oscar en 2007) interprète dans
la fiction. Mais, les malheurs de l’Afrique sont
protéiformes : trafic de diamants et guerres
tribales dans Blood
Diamond, d’Edward Zwick ; trafic d’armes
pour donner à chacun les moyens de tuer son voisin
dans Lord of War,
d’Andrew Niccol, et trafic de médicaments
pour que les multinationales pharmaceutiques puissent gagner
beaucoup d’argent sur le dos des plus pauvres dans The
Constant Gardener, de Fernando Meirelles. Cinq films ;
cinq plongées dans l’enfer du cynisme, du
pouvoir, de l’argent et de l’horreur, projetés
en alternance. Vérifiez les horaires. Maigre message
d’espoir pour l’Afrique et le reste de la planète,
mais espoir tout de même, La
Vérité qui Dérange dimanche à 11h45.
Heureusement, en salle Club, les choses s’arrangent.
Dans Écrire
pour Exister (Freedom Writers), Hillary Swank est une
jeune prof idéaliste qui sort ses élèves
de l’affrontement ethnique et de la violence par l’écriture.
Et puis, comme l’heure des vacances a sonné,
plusieurs films permettent aux enfants de découvrir
le plaisir du cinéma, et même différentes
sortes de cinémas. Le burlesque avec Harold Lloyd
qui Monte la Dessus,
la féerie avec Le Magicien
d’Oz, l’épopée avec Les
Vikings ou l’animation contemporaine avec le merveilleux Azur
et Asmar de Michel Ocelot.
En soirée dans cette même salle,
on pourra voir deux des inspirateurs de Steven Soderbergh
qui, dans son Good German,
décrit avec style et glamour le Berlin de 1945. Attention,
c’est du lourd : Casablanca de
Michael Curtiz (avec Bogart et Bergman) et Le
Troisième Homme, de Carol Reed. On ne s’en
lasse pas. Bref : une programmation éclectique
susceptible de ravir, nous l’espérons, tous
les cinéphiles.
Bonne semaine et bonnes vacances aux veinards
qui en profitent