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Semaine du 10 au 16/10/07
Lord Lincoln.
Chères spectatrices, chers spectateurs,
Deux événements importants cette semaine au
grand Action : d’abord la ressortie sur copie
neuve de Sa Majesté des
Mouches (Lord of the Flies) de Peter Brook, et le Club
Positif du mois, avec un grand film de John Ford un peu
méconnu : Je n’ai
pas Tué Lincoln (Prisoner of Shark Island). Et
puis sinon, il y aura du cinéma italien, quelques
films de ou avec George Clooney et des programmes pour les
enfants.
Réalisé en 1936 par John Ford, Je
n’ai pas Tué Lincoln, avec Warner Baxter
et John Carradine, s’inspire de faits authentiques.
Le médecin qui avait soigné l’assassin
du Président Lincoln fut poursuivi pour complicité.
Il purgea une longue peine dans la prison de Shark Island,
où il dut subir les brimades de ses codétenus
et des gardiens. Même s’il s’agissait
d’un film de commande, on retrouve dans Je
n’ai pas Tué Lincoln toute la maestria
de Ford et un certain nombre de ses thèmes, comme
l’injustice. « Ce qui m’intéresse,
disait Ford, ce sont les conséquences d’un
moment tragique sur des individus différents ».
Nul doute que Pierre Eisenreich, spécialiste fordien à Positif,
donnera d’autres éclairages sur le film lors
du débat qui suivra la
projection. N’oubliez pas de réserver votre
soirée et vos places pour ce moment cinéphilique
qui aura lieu mardi 16 à 20h.
Sa
Majesté des Mouches (Lord of the Flies) tient
donc l’affiche de la salle panoramique cette semaine.
Adaptation par un metteur en scène majeur – Peter
Brook – de l’œuvre emblématique
d’un grand auteur anglais – William Golding
-, Lord of
The Flies est une fable cruelle. Des enfants se retrouvent
livrés à eux-mêmes sur une île
déserte. Le film décrit le retour à la
vie sauvage du groupe, l’émergence de la bête
qui sommeille en chaque individu dès lors que les
codes sociaux n’existent plus. Réalisé dans
un noir en blanc étrange et interprété par
de jeunes amateurs, Lord
of the Flies est une énorme claque. Un film
nécessaire pour percevoir la noirceur de l’âme
humaine, fut-elle enfantine…
Dans la salle Club, nous poursuivons notre
panorama du cinéma italien, représenté cette
semaine par Luchino Visconti (le
Guépard et Mort à Venise)
et Valerio Zurlini (Le
Professeur). À certaines séances, vous
pourrez aussi retrouver les tribulations de George Clooney, évadé burlesque
pour O’Brother des
Frères Coen, espion tragique dans Syriana de
Stephen Caghan ou metteur en scène des Confessions
d’un Homme Dangereux.
Nous donnons aussi rendez-vous aux jeunes
amateurs de western pour la
Poursuite Infernale, de John Ford, projetée mercredi à 14h,
dans le cadre de l’Enfance de l’Art. Et que ceux
qui sont allergiques aux cow-boys viennent prendre un bain
de magie poudlardienne avec Harry
Potter et l’Ordre du Phénix.
La semaine prochaine, nous retrouverons George
Clooney dans son dernier film : Michael
Clayton. Signé par le grand scénariste
Tony Gilroy, ce thriller judiciaire dénonce les monstruosités
du monde des affaires. Du velours pour Clooney, qui n’aime
rien tant que de s’engager, ici dans le rôle
d’un avocat d’affaires. Bonne semaine.