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Semaine du 07/11 au 13/11/07
Welcome Jerry.
Chères spectatrices, chers spectateurs,
Cette semaine sera marquée par la venue mardi 13 à 19h
d’un grand monsieur du cinéma : Jerry
Schatzberg. Jerry viendra présenter L’Epouvantail
(Scarecrow), un film avec Al Pacino et Gene Hackman. Il
sera accompagné ce soir là de son biographe, Michel
Ciment, auteur de Schatzberg, de la Photographie
au Cinéma (Edition du Chêne, 1982). Car,
avant de tenir une caméra, Schatzberg fit ses preuves
un appareil photo à la main. Dans les années
50 et 60, il tire le portrait de toutes les stars de l’époque
et shoote pour Vogue ou Cosmopolitan. En 1970, il débute
au cinéma en réalisant un film qu’il avait écrit,
Portrait d’une Enfant Déchue, où Faye Dunaway
interprète une émouvante call girl à la
dérive. Ce coup d’essai impose Schatzberg comme
un cinéaste important du renouveau américain,
qui met son sens du cadre et de la composition au service de
ses thèmes de prédilection : errance et
dérive, justement. On les retrouve dans Panique à Needle
Park, où Al Pacino plonge dans la drogue, et dans l’Epouvantail,
où le même Pacino face à Gene Hackman,
compose un couple improbable et touchant. Dans ce film au lyrisme
décalé, Lion et Max, les deux héros, divaguent
dans l’Amérique en ébullition des années
70 et ne trouvent pas leur place dans ce pays qui perd ses
marques. L’Epouvantail sera
légitimement couronné par une Palme d’Or
en 1973. Nous vous convions à venir en parler avec l’auteur
mardi à 19h.
Outre cette soirée, notre affiche est
consacrée cette semaine à Michael
Clayton et Sa
Majesté des Mouches. Dans le premier, George Clooney
interprète un avocat pris dans la tourmente des affaires
et de sa conscience. Réalisé par le brillant
scénariste Tony Gilroy, Michael
Clayton est une plongée dans les amorales saletés
des grands groupes, que tâchent de faire oublier des
firmes d’avocats grassement payés. Un bon thriller,
clos par un tout simple et éloquent plan de fin, qui
ravira les fans du beau George. Dans Sa
Majesté Des Mouches (Lord of The Flies), Peter Brook
a adapté sans concession le roman éponyme de
William Golding. Cette sombre fable nous entraîne dans
les tréfonds de l’âme humaine par le biais
d’une bande d’enfants livrés à eux-mêmes
sur une île déserte. Filmé dans un beau
noir et blanc de documentaire et rythmé par une musique
hypnotique de Raymond Leppard, Sa
Majesté est un film impressionnant à voir
dès 10-12 ans.
A propos d’enfant, signalons la projection
de Manue Bolonaise,
mercredi à 14h dans le cadre de l’Enfance de l’Art.
Dans ce joli film, Sophie Letourneur décrit avec sensibilité la
difficulté d’être préadolescent.
Un peu plus tard et pour les plus jeunes, n’oubliez pas
notre prochain ciné-concert-goûter du
17 novembre, avec le Caméraman de
Buster Keaton. Et puisque nous sommes dans le futur, l’événement
de décembre sera la ressortie sur copie neuve de Blade
Runner, l’énorme film de Ridley Scott.
Répliquants : à vos abris ! Bonne semaine
aux autres.