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Semaine du 06/12 au
12/12/06
Infiltrés, goûter,
vérité sans détour et point de non-retour. Chères spectatrices, chers spectateurs,
De grands films et des événements
: une semaine typique au Grand Action. D’abord, le dernier
Scorsese (Les Infiltrés),
ensuite une reprise prestigieuse de John Boorman (Le
Point de Non-retour), mais aussi un débat autour
d’Une Vérité
qui Dérange, le film polémique sur le réchauffement
climatique, et un dimanche en rire et en musique avec un ciné-concert-goûter,
Vive le Sport, monument burlesque avec Harold Lloyd.
Nous vous rappelons que si un événement
vous tient particulièrement à cœur, il
est toujours possible de préacheter votre place.
Mais détaillons maintenant le programme.
Un film de Scorsese est toujours très attendu. Et Les
Infiltrés (The Departed) ne risque pas de décevoir
les fans du Maître italo-américain. Comme son
titre français le laisse penser, voici l’histoire
d’une double infiltration. Un gangster chez les flics
(Matt Damon) et un flic chez les gangsters (Leo DiCaprio),
menés par l’effrayant Jack Nicholson, roi de
la pègre de Boston. En adaptant Internal Affairs, polar
du hong-kongais Andrew Lau, Martin Scorsese et son scénariste
William Monahan n’ont retenu que l’argument scénaristique.
Scorsese a à ce point imprimé son style que
l’on oublie l’élégant polar urbain
au profit d’un condensé fulgurant de tous les
thèmes du cinéaste : la fatalité, la
famille, la violence, l’impuissance…
Tout aussi stupéfiant de virtuosité,
Le Point de Non-retour (Point
Blank). Pour diriger ce polar psychédélique
et psychotique, Lee Marvin, alors au sommet de sa gloire,
avait imposé un jeune réalisateur anglais quasi
inconnu. Le film allait faire exploser l’immense talent
jamais démenti de John Boorman, dont nous espérons
présenter au printemps le prochain film. Point
Blank est une histoire de trahison et de vengeance construite
en boucle comme un cauchemar éveillé. Un film
majeur des sixties, pimenté par la sensualité
d’Angie Dickinson.
Les matinées du Grand Action seront
écologistes. Une
Vérité qui Dérange (An Inconvenient Truth),
documentaire de Davis Guggenheim, est un pavé dans
la mare du mode de vie américain… et du nôtre.
On y suit l’effrayant et indispensable constat dressé
par Al Gore, ex-candidat à la Maison-Blanche. Notre
planète est en danger, c’est de notre faute,
et dans 10 ans, il sera trop tard. Cette vérité
qu’il faut connaître sera projetée tous
les jours à 10 et 12h et, mardi à 9h30, elle
sera éclairée par un débat avec des climatologues
de l’IPSL,
l’Institut Pierre-Simon Laplace.
Si le cinéma peut permettre des prises
de conscience, il peut aussi distraire petits et grands. Ce
sera le cas dimanche à 16h, avec un ciné-concert-goûter.
Sur l’écran, Harold Lloyd fait le pitre sportif
dans The Freshman (Vive
le Sport), pendant qu’Eric Recordier l’accompagne
à la contrebasse et que Bruno, notre ami traiteur,
prépare le goûter. Le plaisir multiplié
par 3.
Bonne semaine.