Dernière semaine du cycle “cinémafia“,
avec la trilogie du Parrain
et une sélection de films consacrés aux «
honorables sociétés », dont certains feront
l’objet d’un débat. Le 13 septembre, la
mafia laissera sa place au lobby du tabac avec Thank You for
Smoking de Jason Reitman. Mais avant, dimanche après-midi,
Harold Lloyd aura déjoué un coup d’état
en rire et en musique pour notre premier ciné-concert-goûter
de la saison. Voyons ça en détail.
La sortie du Parrain
en 1972 a lancé deux tendances devenues lourdes du
cinéma américain. D’abord, le Parrain
fut le premier vrai blockbuster de l’histoire, ces films
promis au succès qui tirent comme une locomotive toute
la programmation d’un studio. Don Vito Corleone ayant
tenu ses promesses (ce fut, en son temps, le plus grand succès
de tous les temps), Coppola tourna deux autres opus, inventant
par là même les « sequels ». Aujourd’hui,
Hollywood a intégré de façon parfois
horripilante le principe des suites, s’attachant plus
à marketer du cinéma à épisodes
qu’à réaliser de bons films. Bref. Ce
ne fut pas le cas des Parrains
1, 2 et 3,
trois chefs d’œuvres qui ont contribué plus
qu’aucuns autres films à la mythologie de la
mafia au cinéma.
Pour répondre au Parrain (bien que ça
ne fasse pas), d’autres films de gangsters et de mafia
tiennent la salle Club. La semaine commence mercredi avec
Mickey Rourke fêtant
l’Année du Dragon de Cimino. Jeudi, Brian
de Palma nous conduit dans une Impasse,
et vendredi The Yard dans
un New York pourri par la corruption. Samedi, Walch nous montre
que l’Enfer est
à Lui, avant que dimanche et lundi, Scorsese ne
nous entraîne dans les Rues Chaudes (Mean
Streets), puis au Casino.
Nous finirons ce cycle mardi dans l’Enfer
de la Corruption de Polonski.
Point d’orgue de la semaine : samedi 9 à 20h30
et mardi 12 à 20h, deux interventions de Pierre Rissient,
qui viendra éclairer respectivement l’Enfer
est à Lui et l’Enfer
de la Corruption.
Autre événement de cette semaine,
le retour des ciné-concerts-goûters
du dimanche, toujours à 16h. La saison à venir
vous permettra de découvrir l’œuvre d’Harold
Lloyd, binoclard burlesque qui tint la dragée haute
à Charlot. Ce dimanche, Harold fera foirer un putsch
sud-américain dans Faut
Pas s’en Faire. Ses facéties contre-révolutionnaires
seront accompagnées par la contrebasse d’Eric
Recordier, éclectique virtuose de cette géante
à 4 cordes. Après la projection, nous retrouverons
avec plaisir les goûters de Bruno, de l’Intendance
Suivra. Ce moment de bonheur visuel, sonore et gustatif est
ouvert à la réservation.
La semaine prochaine, sortie du très
attendu Thank You
for Smoking de Jason Reitman, un pamphlet politiquement
incorrect sur les rapports des lobbies et du pouvoir. Le 27
septembre, le Grand Action vous emmènera vers La
Planète Interdite, un classique de la SF version
années 50, et sur les traces de Lady Di, vues par le
prisme truculent de Stephen Frears. Le film s’appelle
The Queen, mais patience…
Il sort le 18 octobre.
Bonne semaine et bonne rentrée à
tous les jeunes cinéphiles.