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Semaine du 06 au 12/02/08
Événement et nouvelle
cuisine.
Chères spectatrices, chers spectateurs,
Au Grand Action, règne toujours le
dernier film des frères Coen, No
Country For Old Men (Non, ce Pays n’est pas pour le
Vieil Homme), et notre festival « la frontière,
ligne d’imaginaires », où sont projetés
des films qui, comme NCFOM,
se déroulent à la marge des états. Mais
cette semaine sera aussi marquée par deux événements,
notre ciné-concert-goûter dominical,
avec une sélection de courts-métrages de Buster
Keaton, et le Club Positif du mois,
consacré à Tim Burton et Edward
aux Mains d’Argent. Avant de vous présenter
plus en détail ces deux moments forts, nous voulons
attirer votre attention sur un léger changement de
formule, suite à la création de notre Grand
Bar. Beaucoup d’entre vous connaissent le restaurant
le Buisson Ardent, l’une des meilleures tables du quartier.
Ce buisson va venir à domicile, puisqu’il prend
en charge le Grand Bar du Grand Action et se chargera d’y
servir boissons et en-cas après les projections. Nous
avons aussi modifié notre formule : les places
pour les séances-événements sont au
prix normal, et les verres et assiettes sont vendus directement
au Grand Bar. Plus rien d’imposé : c’est
vous qui choisissez de rester après la projection
si vous le désirez. Nous espérons que cette
formule vous satisfera et attendons vos commentaires avec
gourmandise.
Mais parlons cinéma. Tim Burton est
l’un des grands noms de la nouvelle génération
de cinéastes américains. Il a imposé un
style, parfois enfantin (Pee Wee), parfois baroque (Sleepy
Hollow, la légende du cavalier sans tête), parfois
macabre et dessiné (Les Noces funèbres de Tim
Burton), souvent musical et quelquefois empreint d’une
certaine gravité (Big Fish). Avec son acteur fétiche,
Johnny Depp, il a construit une œuvre singulière
qui se répond de films en films. Edward
aux Mains d’Argent raconte une histoire symbolique
de leur collaboration : celle d’un inadapté,
ici affublé de doigts rasoirs. Pour éclairer
sur le travail de Burton, Pierre Eisenreich, spécialiste
du réalisateur chez Positif, viendra animer le débat à l’issue
de la projection de mardi 12 à 20h. La réservation
est conseillée, tout comme celle pour notre ciné-concert de
dimanche à 16h, où Robert Piéchaud accompagnera
au piano les délires muets de Buster Keaton aux prises
avec le monde.
Revenons-en à notre programme « normal »,
si tant est qu’un film des Coen puisse avoir quelque
chose à faire avec la normalité. Le dernier, No
Country, est un magnifique ramassis de red-neck ratés,
de flics impuissants et de tueurs psychopathes, le tout sur
une valise de dollars et une flopé de cadavres. C’est
brillant, noir, implacable ; un grand film d’une
précision d’orfèvre. Pour accompagner
cette projection, nous avons sélectionné des
films de qualité dans notre festival « la
frontière, ligne d’imaginaires ».
Mercredi, John Ford nous emmène vers le sien, à la
recherche de la
Prisonnière du Désert, et jeudi, Sam Peckinpah
raconte les dérives de la
Horde Sauvage. Vendredi, Orson Welles est un flic corrompu
qui a la Soif du Mal,
samedi et lundi, Alejandro Inarritu nous perd dans son formidable Babel,
tandis que dimanche, Abraham Polonsky suit la traque de Willie
Boy. La semaine se terminera par les Trois
Enterrements filmés par Tommy Lee Jones.
La semaine prochaine, nous partirons vers
d’autres frontières avec la ressortie en 70mm
du chef d’œuvre de Stanley Kubrick : 2001,
l’Odyssée de l’Espace. Bonne semaine.