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Semaine du 05/12/07 au 11/12/07
PALMES D’OR, SÉANCES
SPÉCIALES ET CLUB POSITIF.
Chères spectatrices, chers spectateurs,
Riche semaine au Grand Action, avec la poursuite de notre Cycle
d’Or – l’occasion de revoir certains des
61 films primés à Cannes, dont L’Épouvantail
(Scarecrow), de Jerry Schatzberg, la vedette de notre programme.
Mais il y aura aussi des séances spéciales en
matinée (jeudi et vendredi à 9h30) et surtout
notre Club Positif du mois. Pour
ce rendez-vous mensuel, nous vous donnons rendez-vous dans
la riche propriété de Gosford
Park, où Robert Altman a réuni quelques représentants
de la fine fleur de l’aristocratie britannique des années
30 pour une partie de chasse. Mais le gibier qu’on y
traquera ne sera pas celui que l’on attend et l’affaire
tournera vite à la « murder party ».
Sur un scénario « agathachristien » co-signé avec
Julian Fellowes et Bob Baladan, Altman réalise ici un
film très anglais, feutré et impitoyable. Au-delà de
la subtile intrigue et du casting prestigieux (Kristin Scott
Thomas, Stephen Fry, Helen Mirren…), Gosford
Park est aussi le lieu où les classes s’affrontent
en évitant de se mélanger. Pour nous donner la « règle
du jeu » (référence appuyée
au chef d’œuvre de Renoir auquel on pense forcément
en évoquant le film d’Altman) de Gosford
Park, Franck Kausch, journaliste à Positif et positivement
fan d’Altman animera le débat à l’issue
de la projection. Elle se tiendra dans notre salle panoramique,
le mardi 11 décembre à 20h et les réservations
sont ouvertes.
Mais ce Ciné-Club n’est pas notre
seule séance spéciale de la semaine. Lors de
deux matinales, vous pourrez aussi voir My
Name is Joe, un film désespéré et
drôle de Ken Loach, et Au
Revoir les Enfants, où Louis Malle raconte avec
un brio bouleversant l’histoire vécue de la dénonciation
et de la déportation d’un de ses camarades de
classe qui avait le malheur d’être Juif en 1942.
Ni le film de Loach (couronné par le British Film Institute),
ni celui de Malle (Lion d’Or à Venise), n’ont
obtenu la Palme d’Or de Cannes, même s’ils
auraient légitimement pu y prétendre. Il n’y
a eu que 61 Festival de Cannes. Le privilège est donc
rare, et rares aussi sont les occasions de revoir les films
distingués à Cannes. D’où l’idée
de notre Cycle d’Or qui, pendant quelques semaines, remet
en haut de l’affiche ces films qui font partie de l’histoire
du cinéma. À commencer par L’Épouvantail, où Jerry
Schatzberg filme les vaines tribulations de deux exclus du
rêve américain, La
Chambre du Fils, l’une des plus grandes réalisations
de Nani Moretti sur l’absence et le deuil, ou Underground,
baroque et délirante vision de la guerre en ex-Yougoslavie
par Emir Kusturica qui, lors de la remise du prix en 1995,
déchaîna une polémique ridicule basée
sur le seul fait que l’immense Emir est Serbe. Au programme également, Paris,
Texas, où l’univers si personnel de Wim Wenders
a pu toucher un public large grâce à sa Palme
en 1984, la Leçon
de Piano, film délicatement torride de Jane Campion, Conversation
Secrète, de Francis Ford Coppola, et la
Dolce Vita de Federico Fellini. La semaine prochaine, changement
de décor et d’époque avec la sortie d’Elisabeth :
l’âge d’or, deuxième volet de
la grande fresque que le réalisateur Shekhar Kapur consacre à Elisabeth
Ière. Fille d’Henri VIII et d’Anne
Boleyn (qui fut exécutée par son mari), Elisabeth
régna 45 ans sur l’Angleterre du XVIe siècle.
10 ans après avoir incarné la jeune reine dans
le premier épisode de la saga, Cate Blanchett remet
sa couronne. Son époustouflante interprétation
de ce personnage majeur de l’histoire Britannique pourrait
bien lui valoir l’Oscar pour lequel elle n’avait été que
nominée en 1998. Bonne semaine.