Animation US
Durée : 00:53mn | Année de production : 1949 - 1953
Couleur

Synopsis

Un programme de courts métrages de Ray Harryhausen réalisés entre 1949 et 1953.

LE PETIT CHAPERON ROUGE (Little Red Riding Hood)
Se rendant chez sa grand-mère, une petite fille s’aventure en dehors du sentier pour cueillir un bouquet de fleurs. Elle y rencontre un loup, qui est moins aimable qu’il n’en a l’air...
Tourné en 1949, ce film est le premier de Ray Harryhausen à être tourné avec du matériel professionnel, notamment de la pellicule 35 mm. Il marque aussi une évolution notable dans le type de narration par rapport à ses précédents courts-métrages, en employant une voix-off.

HANSEL ET GRETEL (Hansel and Gretel)
Pour aider leur père, un bûcheron ruiné, deux enfants décident de chercher de la nourriture en forêt. Après s’être égarés, ils découvrent une maison en pain d’épices, en fait le repaire d’une sorcière qui rêve de les dévorer...
Tourné en 1951, Hansel et Gretel est une adaptation libre du conte des frères Grimm. Il comporte certains éléments inquiétants (la sorcière qui veut faire cuire l’un des deux enfants, la jeune fille qui la pousse dans le four) mais atténue le rôle des parents. Les enfants ne sont ainsi plus abandonnés en forêt mais s’y rendent spontanément. D’un point de vue artistique, on remarque une évolution dans la manière dont Ray Harryhausen gère les mouvements de caméra et les effets visuels (notamment l’apparition de la maison en pain d’épices dans la clairière).

RAIPONCE (Rapunzel)
Pour se venger d’un couple de voleurs, une sorcière kidnappe leur fille et l’enferme au sommet d’une tour. Les années passant, ses cheveux blonds atteignent une longueur hors du commun. Un jour, un Prince Charmant qui se baladait près de là découvre l’existence de la jeune demoiselle...
Cette adaptation partielle d’un conte des frères Grimm résume les origines de la jeune fille aux cheveux longs en quelques mots seulement. Lorsque le film commence, Raiponce est déjà enfermée dans sa tour. Le reste de l’histoire est toutefois très fidèle. Le fait de raconter une histoire d’amour inspire à Harryhausen une animation très raffinée et élégante pour les deux personnages principaux, qui rompt avec les mouvements plus enfantins de Hansel et Gretel, ou avec les grands gestes de la grand-mère dans Le Petit Chaperon rouge.

LE ROI MIDAS (King Midas)
Un roi déjà très fortuné rêve de devenir l’homme le plus riche du monde. Un jour, un mauvais génie exauce son voeu le plus cher : tout ce qu’il touchera se transformera instantanément en or...
De tous les contes de Ray Harryhausen, Le Roi Midas est de loin celui qui contient la portée morale la plus évidente. La comparaison entre le roi avide d’or et sa fille qui sait se contenter de fleurs jaunes est frappante. Le « mauvais » génie, qui ressemble trait pour trait au vampire Nosferatu, est en réalité un personnage positif : son rôle est de faire comprendre à Midas sa folie. Techniquement, le film est une prouesse : les mouvements de caméra réalisés image par image sont d’une complexité éblouissante (voir le tout premier plan s’approchant du trône), et l’effet de transformation des objets en or a demandé un travail colossal à Harryhausen.

LE LIÈVRE ET LA TORTUE (The Tortoise and the Hare)
Un lièvre arrogant et sournois se moque jour après jour d’une tortue. Un jour, cette dernière en a assez et décide de le défier à la course. Un renard qui passait par là propose d’arbitrer l’événement...
Entamé en 1952, le tournage de ce film a finalement été suspendu par Ray Harryhausen lorsqu’il a commencé à travailler sur Le Monstre des temps perdus (1953). Cinquante ans plus tard, les animateurs Mark Caballero et Seamus Walsh ont proposé de terminer le film, en utilisant les marionnettes, costumes et décors d’origine. Le résultat est visuellement très proche des autres contes de Harryhausen, mais le ton est légèrement différent. Il ne s’agit plus d’un conte mais d’une fable, genre qui laisse plus de place à l’humour. Et si l’histoire se conclut par une morale tout droit sortie des écrits de La Fontaine, celle-ci est détournée par un gag visuel (le lièvre emporté par les ailes d’un moulin) que n’aurait pas renié un épisode de Tom et Jerry.

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