Le Sauveur

Michel Mardore

Avec
Horst Buchholz, Muriel Catalá, Hélène Vallier

Drame FR
Durée 01:45mn | Année de production : 1971
Couleur | Mono | 1.66

Synopsis

En France occupée, dans un petit village, une jeune fille recueille un aviateur anglais légèrement blessé et l'installe, en cachette de ses parents, farouches pétainistes, dans le grenier de sa ferme. Nanette sent vite s'éveiller en elle des sentiments encore inconnus, désir, amour, au contact de cet homme, jeune, beau, qui lui explique que les idées qu'elle a acquises à l'école sur les Anglais et les Allemands sont fausses. Et les journées s'écoulent, heureuses. On oublie presque que la guerre dure depuis quatre ans déjà. Un jour, l'Anglais décide de prendre contact avec un groupe de résistants par l'intermédiaire de monsieur Fourret…

La première partie du film ressemble à ces libertinages dont les années post-68 sont friands (Jean Rollin, _Les Giallo italiens_). Un soupçon d’érotisme, la beauté des premiers émois amoureux, la découverte de la sexualité pour une jeune fille sont autant de thèmes qui séduisent le spectateur et rendent sympathique ce couple interdit. La deuxième partie du film renverse la table et nous plonge dans l’horreur : le libertinage laisse place à une danse macabre. Adam descend ève aux enfers après lui avoir révélé l’Amour.

Séances

Cinéclub La Ronde

La Ronde est très heureuse de projeter ce film qui, à notre connaissance, n’avait jamais été rediffusé en salle depuis sa sortie. Le film sera précédé d'un court-métrage et la séance sera suivi d'une discussion et d'un verre.
Michel Jean Guinamant, dit Mardore, est une ombre fuyante. Né à Bordeaux en 1935, décédé dans un anonymat relatif en 2009, il a écrit romans, critiques cinématographiques, dialogues et scripts. En fouillant les bacs d’occasions des libraires, on peut lire son nom sur une couverture jaune pâle de Grasset. On trouve sa signature dans des revues de cinéma comme _Positif_, _Les Cahiers du Cinéma_ ou dans de grands hebdomadaires comme _Le Nouvel Observateur_. En 1970, il fonde une petite agence de production, Nadja Films, qui permet à Jean-Louis Trintignant de sortir son deuxième long-métrage, _Le Maître-Nageur_, en 1979. On le croise dans une boulangerie de la plaine Monceau, achetant une baguette devant la caméra d’Éric Rohmer. Il réalise deux films adaptés de ses écrits : Le Sauveur en 1971 et Le Mariage à la mode en 1973.

Je 25/04

SALLE 1
20h00
VO
Interdit -12