Voyage au bout du Grand Action

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Le titre de cette lettre, la dernière de la saison puisque s'annonce sa pause estivale, annonce la troisième grande ressortie sur copie neuve de cet été. Ainsi, le Voyage au bout de l'enfer (The Deer Hunter en bon américain), second chef d'œuvre de Michael Cimino (avec Heaven's Gate), rejoint The Party et Hair. Dans la seconde partie du titre, nous évoquons notre salle car, une fois n'est pas coutume, nous aimerions vous parler un peu de notre équipe qui, cette année, s'est agrandie avec l'arrivée d'un nouveau membre, Alexandre, que nous espérons bienheureux. Avant de vous raconter notre vie, quelques mots sur le programme, où vous retrouverez nos succès des précédentes semaines. Outre les trois cités plus haut, l'on pourra ainsi voir quelques films de l'Expérience Diagonale (Simone Barbès, Les Belles Manières et Beau temps mais orageux en fin de journée), Ma Fille, l'Affaire Thomas Crown, Phantom Thread. Au fil des semaines, notre programmation évoluera, notamment le 15 août, avec la réédition de Do the Right Thing pour annoncer la sortie, le mercredi suivant, du dernier film de Spike Lee, BlacKkKlansman, Grand Prix du Jury à Cannes. Mais commençons par les présentations.

l'equipe du Grand Action

Nous n'allons pas vous faire l'affront de vous présenter Isabelle, notre directrice à l'infatigable enthousiasme, dont les interventions aigües réveillent les spectateurs les plus assoupis. Devant elle, au premier rang, se tient Anne, blonde et souriante âme de notre salle où elle travaille depuis 1992 ! Elle est entourée de Pierre, qui réunit les deux extrémités de la chaîne cinématographique en étant projectionniste et réalisateur, et de Bernard-Pierre, le rédacteur de la présente qui, chaque semaine, vous annonce le programme en tentant de vous soutirer un sourire. À sa droite Victor, l'indispensable adjoint à la programmation, aussi bougon qu'adorable, et insondable puits de culture. A celle d'Isabelle, voici Amaïa, merveilleuse seconde, qui veille à tout et gère notamment les locations de salles avec une réjouissante efficacité. En continuant dans le même sens, Adrien, cadet de la bande et rival de Victor en matière de cinéphilie pointue, puis François, qui cumule la double fonction de community manager du GA et d'époux de la patronne. Cette dernière est (bien) encadrée par Bellu, grand maître du 70mm, et par Bruno, dont les talents d'intendant qui suit toujours un verre à la main nous régalent cocktail après cocktail. A l'extrême droite (de la photo, pas de la ligne politique !), voici Nicolas le Régisseur, l'homme qui murmure à l'oreille des projecteurs, et voisine avec le fameux Alexandre. Architecte de formation et à ce titre chargé de prendre soin du bâti, Alexandre animera deux ciné-clubs dès la rentrée, un sur le cinéma grec, son pays d’origine et l’autre sur son ancien métier, décorateur de cinéma. Bienvenu au dernier arrivé dans notre petite PME qui, grâce à vous, fait vivre une dizaine de personnes. Soyez-en remerciés.

Cette semaine, notre aimable petite bande vous propose un Voyage au bout de l'enfer, terrible portrait de l'Amérique prolétaire traumatisée par la Guerre du Viet Nam. Oscillant entre drame intime et film de guerre, ce Deer Hunter (le titre original) bouleversa la vision de ce maudit conflit lors de sa sortie en 1979. Couronné de multiple Oscar (dont celui du meilleur film), ce violent voyage en excellente compagnie (Streep, De Niro, Walken...) marqua son époque - la scène de la roulette russe !!! - et mérite d'être revu à la nôtre, surtout dans la livrée de sa magnifique copie neuve. Hair, drame musical de Milos Forman qui prend aussi la guerre comme toile de fond mais la regarde par le prisme hippy, et The Party, comédie totalement débridée de Blake Edwards où un Sellers en faux indien gaffeur fait des ravages, ont bénéficié de la même cure de jouvence, et sont accompagnés de cycles consacrés à leur auteurs. Tout ce programme de répertoire, classique l'été au Grand Action, ne doit pas éclipser nos dernières exclusivités citées plus haut. Ni celle à venir le 22 août, à savoir le dernier Spike Lee, BlacKkKlansman, l'incroyable et authentique histoire d'un flic de couleur qui intégra le Ku Klux Klan, sinistre escouade au racisme mortifère. Nous aurons l'occasion de vous en reparler, mais notez que la semaine précédente, mercredi 15 août, nous vous proposerons de revoir Do the Right Thing, où Lee nous entrainait dans un New York caniculaire. C'est de saison.

Cette lettre couvant plusieurs semaines, nous vous invitons à suivre le programme hebdomadaire de l'Enfance de l'Art. Et terminons en vous souhaitant un très chouette été, dans nos salles et ailleurs.
Rendez-vous à la rentrée, en pleine forme !

Isabelle, Anne, Pierre, Bernard-Pierre, Victor, Amaïa, Adrien, François, Bellu, Bruno, Nicolas, Alexandre.

Commentaires   

0 #1 Dercavpasmort 05-08-2018 16:14
Cher Bip,
Sans chercher la petite bête mais en fait, si, Peter Sellers n'incarne nullement un "faux Indien" dans La Party (dont j'ai, pour une fois, toujours préféré le titre français à l'original) mais un vrai - ton billet, par ailleurs remarquable en tous points, pouvant faire accroire qu'il se fait passer dans le film pour un Indien, ce qui n'est pas exact.
Bien à toi et birdy nam-nam!
PS: j'ai vu "Three billboards" au GA en janvier dernier et il m'a semblé apercevoir EJ dans la file d'attente (je ne me suis cependant pas manifesté car j'étais accompagné d'une récente fiancée et, comme disait Groucho Marx, 2 c'est l'intimité, 3 c'est la foule)
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