L'amour à la mer

Guy Gilles

Avec
Bernard Verley, Jean-Pierre Léaud, Jean-Claude Brialy

Drame US
Durée : 01:13mn | Année de production : 1962
Couleur/nb | Mono | 1.37

Synopsis

Une jeune parisienne tombe amoureuse d'un marin rencontré à Deauville. Mais l'automne arrive et les deux amants doivent se séparer. Ils s'écrivent, chacun vivant sa vie, lui à Brest avec ses copains, elle à Paris, dans l'attente de le revoir.

A 20 ans à peine, Guy Gilles tourne à la fin des années 50 ses premiers courts-métrages en Algérie, sa terre natale où il passe son enfance et son adolescence. Profondément marqué par la lumière méditerranéenne, et le souvenir de sa mère disparue, les films en porteront la trace tout au long de son œuvre. Mais c’est Paris qui reste la ville la plus filmée par le cinéaste, ville rêvée où tout lui semblait possible, où la liberté l’emportait sur les jours difficiles, en témoignent les mots de Guy, personnage secondaire de _L’Amour à la mer_, interprété par le cinéaste lui-même : « _L’amour de Paris, ça ne s’explique pas, c’est comme l’amour tout court. Tu ne peux pas imaginer combien j’ai aimé Paris, combien j’ai aimé être seul dans cette grande ville_ ». Gare, cimetière, jardins, chambres d’hôtels, cafés, Guy Gilles filme par touches, s’échappant toujours de son récit principal pour glisser vers des dérives poétiques et impressionnistes.
A la fois proche et détaché de la Nouvelle Vague, tout comme du cinéma _underground, _cette œuvre_ _à part, que le public vu peu, força l’admiration de critiques tels que Jean-Louis Bory, Henry Chapier, Claude Mauriac, ou encore plus secrètement, celle de Marguerite Duras, amie du cinéaste.

Séances

En avant programme : Paris un jour d'hiver Guy Gilles | 1965 | 00:09
« Un poète a dit rien n'est plus beau que Paris, sinon le souvenir de Paris. Comme le dit une parisienne rencontrée dans une rue, Paris nous accroche. Pourtant à force de voir Paris, il peut nous arriver d'oublier la curieuse et belle chose d'y vivre. Traverser chaque jour une carte postale. Il y a dans les rues de Paris, mille occasions de rêver et les vieux cafés c'est déjà du cinéma. » _Paris un jour d’hiver_.

Séances présentée par Mélanie Forret

Séance nomade du Collectif Jeune Cinéma, en partenariat avec le cinéma Le Grand Action. Copies 35mm issues des collections de la Cinémathèque Française, avec l’aimable autorisation des FILMS DU JEUDI et de LOBSTER.