Born to be blue

Robert Budreau

Avec
Ethan Hawke, Carmen Ejogo, Callum Keith Rennie

Drame GB, Ca, Us
Durée 01:37mn | Année de production : 2015
Couleur/Noir et blanc | 1.85

Synopsis

Afin de lui rendre hommage, un producteur d'Hollywood propose à Chet Baker, trompettiste de jazz légendaire des années 60, de tenir le premier rôle dans un film sur sa vie. Pendant le tournage, il tombe follement amoureux de sa covedette, Jane. Malheureusement, ce retour sur son passé ravive ses démons. On met alors fin au projet. Anéanti, l'artiste se replie sur lui-même. Néanmoins, Jane réussit à le convaincre de remonter sur les planches pour une tournée.

Il existe un livre superbe sur le jazz, But Beautiful de Geoff Dyer, qui imagine les vies de fameux jazzmen comme Bird, Monk, Duke Ellington ou Art Pepper. Le film retrouve cet esprit. Pour moi, on ne raconte pas comment était Chet mais plutôt comment on imagine qu’il a été. C’est difficile à décrire, mais disons que si vous êtes tranquille dans votre chambre et que vous mettez un disque de Chet Baker, ce film est celui que vous imagineriez. Il est fidèle à son esprit. Robert Budreau a été malin, il a utilisé une vérité, à savoir que De Laurentiis voulait que Chet joue dans son propre biopic. Sauf que Chet n’a jamais tourné une seule scène de ce film, par contre il a vraiment perdu ses dents. Et Robert imagine que c’est arrivé à Chet pendant le tournage du biopic. C’est une façon de revendiquer l'absence de vérité objective d'un biopic, car nos vies ne sont pas des narrations linéaires avec un début, un milieu et une fin.

Ethan Hawke

Séances