Underground 2

en partenariat avec Light Cone

4 décembre

La diversité et la richesse du cinéma underground américain demeurent tout à fait exceptionnelles. Parmi ce corpus très vaste, cette seconde sélection de films underground propose quelques grands classiques incontournables issus du catalogue de Light Cone.

Go go go

de Marie Menken | 1962-1964 | 16 mm - 1.37 | couleur | muet | 00:11

Séquences filmées pour la plupart d'un véhicule en mouvement. Dans la séquence du port, j'ai dû attendre le moment où l'activité était la plus fébrile ; j'ai parfois mis une heure à filmer certaines séquences, lesquelles ne durent qu'une minute à l'écran. La séquence «force et santé» a été tournée lors d'un concours de beauté. Les sujets qui prédominent dans le film sont des quartiers divers de la ville de New York, ainsi que l'homme, esclave de son métier. Un tour de force sur les activités de l'homme.


Meshes of the afternoon

de Maya Deren | 1943 | 16 mm - 1.37 | noir et blanc | mono | 00:14

«Ce premier film se rapporte aux liens existant entre l'imaginaire et la réalité objective. Le film commence dans la réalité pour se terminer dans celle-ci. Entre-temps, l'imagination, présentée ici sous la forme d'un rêve, est intervenue. Elle s'empare d'un incident particulier et lui donne une importance considérable puis rabat le produit de ses circonvolutions dans la réalité. La protagoniste n'est pas victime d'hallucinations, dont le monde lui serait indépendant pour ne pas dire inconscient ; bien au contraire, elle est détruite par une action imaginaire. Un tel développement, de toute évidence, n'obéit pas à une fonction logique dans quelque réalité que ce soit, mais est une nécessité ; un destin façonné comme logique du film lui-même. Ainsi l'ensemble formel est lui-même la réalité et le sens du film. C'est une création à partir d'éléments de la réalité: personnes, lieux et objets, mais ceux-ci sont arrangés de manière à ce qu'ils produisent une nouvelle réalité, un nouveau contexte qui les définit selon la fonction qu'ils occupent dans cette dernière. Par conséquent, ils ne sont pas des symboles, dans le sens où ils se référeraient à quelque sens ou valeurs extérieurs au film. Ce sont des images dont la valeur et le sens sont définis et se limitent à leurs fonctions dans le tout du film.» Art in Cinema, San Francisco Museum of Art, 1947.


Notes on the circus

de Jonas Mekas | 1966 | 16 mm | couleur | Mono | 00:12

Ringling Bros. Filmé en 1966, périodes (cirque à trois pistes), couleurs, mouvements et mémoires d'un cirque. Monté dans la caméra (un exercice de structuration instantanée). Musique de la Jug Band de Jim Kweskin (on peut aussi le regarder silencieusement). Dédié à Kenneth ANGER qui m'a fourni une provision de films Ektachrome dans l'un de mes nombreux moments difficiles.


Turn, turn, turn

de Jud Yalkut | 1965-1966 | 16 mm 1.37 | couleur | son | 00:10

Le son est d'USCO. Une alchimie cinétique des travaux de Nicolas Schöffer, Julio Le Parc, et Nam June Paik. Une forme d'exploration de la thèse de Marshall McLuhan : le medium est le message.


Where did our love go ?

de Warren Sonbert | 1966 | 16 mm 1.37 | couleur | son | 00:15

L'époque de la Factory de Warhol… Des rencontres fortuites, Janis et Castelli ainsi que des vues de Bellevue… Malanga au travail… Des coups d'oeil sur Le Mépris et La Mort aux trousses… Des groupes rock de filles et l'ouverture d'une discothèque… Un film ultra-vivant sur ce qui est moderne. Mon second film.

Séances