Quand les Russes rient

1er Festival du Film russe

Du jeudi 26 au lundi 30 mars 2015

Site officiel du festival

60 ans de comédies russes / 22 films de 1950 à 2012
7 court-métrages en compétition, Une table ronde : L’humour russe existe-t-il ?, Hommage à l'actrice Inna Tchourikova, Sortie nationale de 3 films


Long-métrages


Les filles

(1962. 93’) Comédie Un film de Youri Tchoulyoukin avec Nadejda Roumantseva, Nikolai Rybnikov.

1960. Tosia, jeune diplômée de l’école hôtelière de Simféropol, est nommée cuisinière dans un village de bucherons de l’Oural enneigé. Alors qu’elle s’installe dans le dortoir des filles, elle se heurte à Ilya, brigadier d’une équipe de bucherons, qui fait la loi dans la petite communauté et prétend la conquérir en un clin d’œil. Mais la petite cuisinière lui résiste… Un des grands rôles de la magnifique actrice Nadejda Roumantseva.


Prisonnière du Caucase

(1967, 77’) Sortie nationale Comédie Un film de Leonid Gaïdaï avec Alexandre Demianenko, Natalia Varley, Vladimir Etouch, Iouri Nikouline, Morgounov.

Chourik vient au Caucase recueillir des chants et des contes. En chemin il rencontre Nina, belle étudiante fille d’un chauffeur local. Saakhov, le patron de celui-ci entend faire de Nina son épouse et devant son refus, décide de l’enlever… Une farce burlesque où l’on retrouve, aux côtés de Demianenko (Chourik), un trio d’acteurs à grands succès Nikouline, Morgounov et Bitsin. Le film fut vu à sa sortie par 76 millions de spectateurs.


Le Garçon de courses

(1987. 88’) Hommage exceptionnel à l’actrice Inna Tchourikova Drame/mélodrame/comédie de Karen Chaknazarov avec Fiodor Dounaevski, Inna Tchourikova, Anastassia Nemolaeva.

Au milieu des années 1980, le jeune Ivan rate son examen d’entrée à l’université. En attendant sans entrain le prochain examen, il vit de petits boulots et devient coursier dans une maison d’édition. Il rencontre la fille d’un universitaire de la nomenklatura qu’il charme par son côté rebelle. Cet idylle ne durera pas et il voit s’approcher la conscription, et peut-être l’envoi en Afghanistan.


Ironie du sort

(1975. 184’) Tragi-comédie lyrique d’Eldar Ryazanov avec Barbara Brylska, Andrei Miagkov, Liya Akhedjakova.

Quatre amis moscovites fêtent le nouvel an au sauna. Ivre, l’un d’eux se retrouve dans un appartement identique au sien, à la même adresse, mais à Leningrad. Ce malentendu bouscule la vie de la jeune occupante des lieux… Une comédie culte !


Moscou ne croit pas aux larmes

(1979. 130’) Mélodrame de Vladimir Menchov avec Vera Alentova, Alexei Batalov, Innokenti Smoktounovski, Irina Mouraviova.

Émouvante histoire de trois jeunes femmes qui viennent à Moscou à la fin des années 1950, en quête de bonheur. A travers leur destin à vingt ans d’intervalle, un grand mélodrame qui présente la façon de vivre de toute une génération. Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1981.


La côte d’Adam

(1990. 80’) Hommage exceptionnel à l’actrice Inna Tchourikova Drame/Comédie de Vyatcheslav Krichtofovitch avec Inna Tchourikova, Elena Bogdanova, Svetlana Riabova.

Nina élève seule ses deux filles « de deux maris très différents » et s’occupe de sa mère paralysée. Au travers de la vie de ces trois femmes, une description douce-amère de la société soviétique finissante.


Le Début

(1970. 91’) Hommage exceptionnel à l’actrice Inna Tchourikova Tragi-comédie de Gleb Panfilov avec Inna Tchourikova, Valentina Telitchkina, Tatiana Stepanova.

Pacha Stroganova partage sa vie entre le travail à l'usine et quelques petits rôles dans une troupe de théâtre. Rôles souvent cantonnés aux sorcières et aux mégères. Jusqu'à ce qu'un jeune réalisateur soviétique la remarque, un soir, et lui demande de jouer Jeanne d'Arc.


Je demande la parole

(1974. 145’) Hommage exceptionnel à l’actrice Inna Tchourikova Drame de Gleb Panfilov avec Inna Tchourikova, Nikolai Goubenko.

Lisa Ouvarova, mariée à un entraineur de football et mère de deux enfants, devient maire d'une petite ville de province. Alors qu'elle fait ses premiers pas en tant que députée au Soviet suprême, elle apprend que son fils s'est accidentellement tiré une balle dans la tête.


Délit de fuites

(1988. 101’) Comédie/Drame de Youri Mamine avec Assankoul Kouttoubaev, Serguei Dontsov, Janna Kermitaeva

Dans le Leningrad de la pérestroïka, l’immeuble où se déroule le film, comme la société, menace de s’écrouler en plein hiver, ravagé par des fuites d’eau à répétition. Seul l’ingénieur Lagoutine retarde l’inéluctable dans une comédie où se mêlent deux faces de la vie quotidienne soviétique, débrouillardise et absurdité.


Les cosaques de Kouban

(1950. 120’) Sortie nationale Comédie musicale d’Ivan Pyriev avec Sergueï Loukianov, Klara Loutchko, Vladlen Davydov.

Dans cette région du sud de la Russie, l’éleveur de chevaux Nikolaï est en compétition avec la belle Dacha, travailleuse émérite d’un kolkhoze voisin. Cette lutte pour les meilleurs résultats se transforme en joute amoureuse. Une des dernières grandes comédies musicales de la période stalinienne et un pur film de propagande où le cinéma transforme en conte de fée une réalité beaucoup plus terne. Khrouchtchev critiqua le film qui disparut un temps des écrans mais demeure, avec ses chansons et ses rires, un des grands succès du public.


La plus charmante et attrayante

(1985. 81’) Comédie de Guerald Bejanov avec Irina Mouraviova, Leonid Kouravliov, Aleksandr Abdoulov, Larissa Oudovitchenko, Tatiana Vasilieva

Il n’est pas du tout évident de réussir, de nos jours, sa vie personnelle ! Même si une amie sociologue élabore scrupuleusement le plan d’action. Les situations comiques, liées à la recherche du future époux et à la conquête de son cœur, sont au centre de cette comédie qui met en scène toute une pléiade d’acteurs de talent et de renom.


Nuit de carnaval

(1956. 74’) Sortie nationale Comédie musicale d’Eldar Ryazanov avec Lioudmila Gourtchenko, Igor Ilynsky, Youri Belov.

Un tournant du cinéma soviétique typique du « dégel ». Dans une maison de la culture, on prépare le carnaval. Les jeunes danseurs, musiciens, jongleurs, animés par l’esprit du jazz et de la fantaisie se heurtent à un directeur borné et conservateur qu’ils tournent en dérision… L’un des plus grands succès du cinéma russe et le premier grand film d’Eldar Ryazanov.


Romance de bureau

(1977. 145’) Comédie/mélodrame d’Eldar Ryazanov avec Alissa Freindlikh, Andrei Miagkov, Liya Akhedjakova, Tatiana Nemoliaeva, Oleg Bassilachvili.

La vie terne d’un employé divorcé et timide va brusquement changer le jour où il décide de séduire la patronne de son administration, une femme sévère et distante qui ne manifeste aucun intérêt en dehors du travail. Un rôle sur mesure pour la grande Alissa Freïndlikh.


C'est l'histoire d'un gars (Живёт такой парень)

(1964. 101’) Comédie/mélodrame Un film de Vassili Choukchine avec Leonid Kouravlev, Bella Akhmadoulina, Rodion Nakhapetov.

Le jeune chauffeur Pachka conduit son camion sur les routes de l’Altaï en Sibérie. C’est un rêveur, tombeur de filles, un gars sociable mais qui ne s’engage en rien. Un jour, il devient un héros malgré lui en sauvant le dépôt de camions d’une catastrophe… L’écrivain et cinéaste Choukchine filme ses propres nouvelles, pleines de poésie et de douce ironie. Il remporte le Lion d'or au XVIe Festival international du film à Venise.


Nous sommes du jazz

(1983. 88’) Comédie musicale de Karen Chakhnazarov avec Igor Sklar, Alexandre Pankratov-Tcherny, Nikolai Averiuchkine, Elena Tsyplakova.

1926. Musicien odessite, Kostia Ivanov est passionné de jazz et cherche à organiser son groupe au travers de multiples aventures. Il se rend à Moscou où la concurrence est rude mais bientôt c’est le jazz lui-même qui est interdit comme musique séditieuse…


Le gros lapin stupide

(2006. 90’) Comédie de Slava Ross avec Roman Artemiev, Alexandre Bachirov, Serguei Bekhterev, Alexei Maklakov, Nikita Mikhalkov

L’histoire drôle et touchante d’un artiste de théâtre raté dans l’univers post-soviétique où chacun essaye de survivre en tentant de conserver sa personnalité. Prix François Chalais du meilleur scénario, Prix du Meilleur Premier Film au Festival du cinéma russe à Honfleur.


Récits

(2012. 105’) Drame/comédie de Mikhail Segal avec Andrey Merzlikin, Igor Ugolnikov.

Un auteur apporte un recueil de nouvelles dans une maison d’édition. Le manuscrit est refusé mais le texte, passant de main en main, brouille la vie de plusieurs personnes qui s’identifient aux héros des nouvelles. Une description brillante et caustique de la nouvelle société russe.


Amour et pigeons

(1984. 104’) Comédie lyrique de Vladimir Menchov avec Liudmila Gourtchenko, Nina Dorochina, Alexandre Mikhailov

Vassili, forestier exemplaire et bon père de famille est colombophile. Parti en séjour de convalescence au bord de la Mer Noire, il y rencontre une femme fatale et finit par s’installer chez elle. Commence alors une nouvelle vie, exaltante mais très vite sa famille et ses pigeons commencent à lui manquer.


Carnaval

(1981. 151’) Comédie/mélodrame de Tatiana Lioznova avec Irina Mouraviova, Iouri Yakovlev.

En mettant en vedette Irina Muravyova dans une comédie musicale où une petite provinciale arrive à Moscou avec le rêve de devenir une actrice, la réalisatrice choisissait de rompre avec les films d’espionnage et de guerre qui l’avaient rendue célèbre dans son pays.


Soyez les bienvenus

(1964. 74’) Comédie d’Elem Klimov avec Vitia Kosykh, Evguenii Estigneev, Arina Aleïnikova

"Ce film est dédié aux adultes qui ont été des enfants et aux enfants qui un jour seront des adultes." Le jeune Kostia est exclu du camp de pionnier pour en avoir franchi les limites. Mais au lieu de rentrer chez lui, il se cache dans le camp avec la complicité de ses camarades et de certains adultes. Une comédie ironique par le réalisateur de ‘Requiem pour un massacre’ qui, en 1985, à l’ouverture de la perestroïka, deviendra le président de l’union des cinéastes.


Je m’balade dans Moscou

(1963. 78’) Comédie lyrique de Georgi Danelia avec Nikita Mikhalkov, Alekseï Loktev, Galina Polskikh.

Ce film, réalisé par l’un des maîtres de la comédie russe, nous replonge dans le Moscou des années 1960 et l’atmosphère légère du dégel. Volodia, jeune écrivain vient présenter une nouvelle à un éditeur moscovite. Il rencontre Kolia (Nikita Mikhalkov) et Sacha qui demande à ses amis de l’aider à obtenir un sursis pour pouvoir se marier. Une comédie lyrique culte.


Séance enfants


Séance pour petits et grands autour de Iouri Norstein :

La Bataille De Kerjenets

Le Héron et la cigogne

Le Hérisson dans le brouillard

Le Conte des contes


Court-métrages en compétition


Argentine, interview avec un dealer mort

2008. 35' Comédie surréaliste de Mikhail Mereskin

Le dernier jour de Mr Boulkin

2009. 13' Comédie fantastique d’Aleksey Andrianov

Insignifiants détails d'un épisode fortuit

2011. 28) Comédie surréaliste de Mikhaïl Mestetsky

Chipendale

2012. 15') Comédie de Kamila Safina

Une affaire de principe

2013. 14') Comédie noire d’Igor Korotkï

Sans faire exprès

2014. 20' Comédie noire de Jora Krijovnikov

Un sur deux

2014. 26') Comédie sociale de Nikolaï Kotiash


Table ronde : « L’humour russe existe-t-il ? »


Le samedi 28 mars 2015 à 10h00

Animé par jean Radvanyi, en présence de Mikhaïl Segal, réalisateur, Slava Ross, réalisateur, Bernard Guetta, journaliste et Philippe Meyer, journaliste et humoriste.

Commentaires   

+1 #1 KANTOR 06-03-2015 05:02
Bravo pour cette excellente initiative ;Les francais peuvent ils
un peu rire aussi ?
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