Planète interdite
Fred McWilcox

Avec Walter Pidgeon, Anne Francis, Leslie Nielsen

 

Les Anarchistes

Elie Wajeman

Avec
Tahar Rahim, Adèle Exarchopoulos, Swann Arlaud

07/07 | Atelier de scénario franco-britannique

 
L’ombre et la lumière
Mardi, 23 Juin 2015 00:00

Chères spectatrices, chers spectateurs,
« Il n’y a pas de lumière sans ombre » disait Aragon. La réciproque est vraie. Les deux se conjuguent pour faire naître des images au cinéma, et se répondent dans notre programme de la semaine. L’ombre, c’est celle des potences, film un peu oublié de Nicholas Ray que nous ressortons sur copie neuve. À l’Ombre des Potences est accompagné du cycle que nous consacrons à ce grand maître. La lumière, c’est celle qui fait briller nos trois événements de la semaine avant leur pause estivale. Jeudi soir, dernier Ciné-Ma-Russie de la saison. L’occasion de découvrir Katia Ismaïlova, film réalisé en 1994 par Valeri Todorovski, et de venir trinquer lors du cocktail à suivre. Le lendemain, avant-dernier rendez-vous du programme Harvard in Paris, avec Midnight in Paris, un délicieux Woody Allen qui se joue du temps et des légendes de la littérature. Mardi à 19h30, le Ciné-Club Univers Convergents conclue son exercice par un voyage interstellaire vers la Planète Interdite, de Fred M. Wilcox. Également au programme, la poursuite de notre Cycle Fassbinder, et une séance dominicale pour l’ultime version de Il Etait une Fois en Amérique.

Connaissez-vous Ciné-Ma-Russie ? Cette festive association qui défend le cinéma de l’est de l’Oural nous convie régulièrement à des projections commentées, suivies de cocktail où l’âme slave exprime son amour pour la vodka et le cinéma. Pour ce dernier rendez-vous de la saison, nous verrons Katia Ismaïlova, un film de Valeri Todorovski, co-produit par notre ami Marc Ruscart. Il sera là pour en parler en compagnie du distributeur Laurent Danielou. Le drame de Todorovski met en scène l’amour absolu qui extirpe une jeune dactylo de son quotidien monotone. Nous nous consolerons du chagrin de Katia Ismaïlova après la projection, un verre à la main.

Le lendemain, le programme Harvard in Paris propose une balade dans notre ville fantasmée par Woody Allen. Que se passe t-il à Minuit à Paris ? Les fantômes des grandes figures de l’âge d’or sautent-elle au cou des jeunes auteurs d’aujourd’hui ? Midnight in Paris débute comme une comédie bourgeoise, teintée de gentille satire, pour tourner à la fable fantastique, matinée de nostalgie cultivée. Antonin Depardieu connaît parfaitement la ville. C’est pour cela qu’il fut mandaté par Woody Allen pour faire les repérages du film. Après la projection, Il nous guidera dans « son » Paris, et divulguera sans doute quelque secret de la capitale.

C’est vers la Planète Interdite, celle du réalisateur Fred M. Wilcox, de Robby-le-Robot,  de Leslie Nielsen et de la musique pré-électro du couple pionnier Louis et Bebe Baron, que convergent les chercheurs du Ciné-Club Univers Convergents. Mardi à 19h30, nous reverrons avec un plaisir toujours renouvelé ce classique de la SF, siglé MGM millésime 1956. Pour aborder le futur avec un peu plus de rigueur scientifique (quoique...), l’écrivain Ugo Bellagamba et l’astrophysicien Roland Lehoucq animerons le débat à suivre.

L’ombre tutélaire de Johnny Guitare, réalisé juste avant, et de La Fureur de Vivre, réalisé juste après, a un peu obscurci la carrière de A l’Ombre des Potences. Pas celle de Nicholas Ray. S’il n’est pas le plus fameux film de son auteur, cette ombre vaut largement le déplacement et nous vous invitons à la découvrir pour pouvoir en parler. Vous pourrez aussi revoir certains de ses autres réalisations. Le Cycle Nicholas Ray est fait pour ça.

Notre autre cycle vous permet de parcourir une petite partie de la fastueuse œuvre du fulgurant Rainer Werner Fassbinder, à côté duquel le précoce et brillant Xavier Dolan fait presque figure de cinéaste attardé. Souhaitons à Xavier de vivre plus vieux que son aîné – mort à 37 ans – laissant derrière lui quelques centaines d’heures de programme. Si on me demandait de ne citer ici qu’un des 14 films projetés cette semaine, je dirais Le Mariage de Maria Braun. Mais j’ai parfois des goûts classiques.

Pas classique lui, le Fantastic Mr Fox de Wes Anderson, rusé renard de l’Enfance de l’Art. Ce sera dimanche à 14h. Quatre heures et demi plus tard, vous pourrez embarquer pour les 4h11 de la version voulue par Leone d’ Il Etait une Fois en Amérique.

Bonne semaine.

Isabelle Gibbal-Hardy et l'équipe du Grand Action.

 

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