Chantons sous la pluie
Stanley Donen
Gene Kelly

Avec Gene Kelly, Debbie Reynolds, Donald O'Connor, Cyd Charisse
30/09-CinéClub Univers Divergent

 

Le Retour

Andreï Zviaguintsev

Avec
Vladimir Garine, Ivan Dobronravov, Konstantin Lavronenko

30/09 Club Positif animé par JC Ferrari

 
Ray et Minnelli.
Mardi, 30 Septembre 2014 00:00

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Deux monstres sacrés du cinéma américain se partagent notre semaine. Avec We Can’t Go Home Again, son dernier film en vedette et le cycle Nicholas Ray, ce cinéaste tourmenté, fasciné par la jeunesse, fait face au Cycle Vincente Minnelli, un réalisateur qui savait transformer le plus médiocre des scénarios en féérie de couleurs. Ces deux maîtres de l’âge d’or Hollywoodien laissent un peu de place aux autres films (L’Incident, Seconds et Die Hard), et aussi à deux événements. D’abord vendredi soir avec Les Années 50 au cinéma et Voyage en Italie, où Roberto Rossellini nous emmène visiter Pompéi en compagnie d’un couple britannique en crise. Le lendemain, I Like Cinéma, ce chouette projet de film-à-la-demande, propose Liberté Chérie, documentaire passionnant où Mika Gianotti nous interroge sur le vieillissement et la mort.

Au cinéma, comme d’ailleurs pour la mode célébrée par une magnifique exposition au Palais Galliera, Les Années 50 furent un temps de renouveau et de recherche. Dans le genre, Voyage en Italie de Roberto Rosselini est un film phare. Essentiellement moderne, voir exemplaire selon Jacques Rivette qui écrivit une fort belle critique sur le film, ce voyage renouvelle la forme dramatique et propose une nouvelle esthétique. On reverra donc avec plaisir les atermoiements du couple Ingrid Bergman-Georges Sanders qui, à l’image du film, cherche de nouvelles voies dans la région napolitaine.

Liberté Chérie est aussi une recherche, ou du moins une question. Le documentaire de Mika Gianotti retenu par I Like Cinéma, un site qui permet à un groupe de choisir une séance, regarde le temps qui passe. Et demande la meilleure façon d’en aborder la fin. De magnifiques portraits et un style sobre et juste pour un sujet universel.

Mis à part l'appartenance à la même génération (Minnelli est né en 1910, Ray un an plus tard), d’autres points communs réunissent ces deux grands cinéastes. D’abord, ils sont tous deux passés par des chemins détournés avant d’arriver à la réalisation grâce à un démiurge. Minnelli, enfant de la balle, débuta sur les planches avec ses parents, des comédiens itinérants, puis créa des costumes et des décors à Broadway. Arthur Freed, mythique producteur de la MGM, le repère, l’embauche à Hollywood, et lui fera faire ses premiers tours de caméra en 1942. Il serait injuste de réduire le réalisateur au simple maître de la comédie musicale en technicolor qu’il deviendra, avec par exemple Le Pirate, où Judy Garland et Gene Kelly interprète l’inoubliable Be a Clown. Voyons plutôt Les Ensorcelés, magnifique portrait choral d’un tycoon, ou La Vie Passionné de Vincent Van Gogh, autre grand rôle de Kirk Douglas, pour constater que son génie dépasse largement son talent pour la couleur.

Ce talent nous permet toutefois d’enchaîner sur Nicholas Ray qui, avec Johnny Guitare, réalisa une pure merveille chromatique. Enfant plutôt doué issu d’une famille quelque peu dysfonctionnelle, Nicholas Ray (qui s’appelle alors Raymond Nicholas Kienzle) chercha longtemps sa voie. Il hésita entre la musique, la comédie et l’architecture, et l’étudia avec Franck Lloyd Wright qui lui transmettra le sens de la verticalité. Finalement, avec la bénédiction de son ami Elia Kazan, il suit John Houseman, engagé comme producteur à la RKO. C’est pour cette major qu’il dirigera Les Amants de la Nuit, premier fil d’une longue carrière (les autres films du cycle ici), qui s’achèvera avec We Can’t Go Home Again. Ce film rare, dont la réalisation s’étira sur plusieurs années, est une tentative pour retracer le travail de Ray avec ses étudiants du Binghamton’s Harpur College de New York. On peut y voir, d’une part, un testament cinématographique, et d’autre part une recherche formelle plutôt ambitieuse, et parfois déroutante.

Avant de conclure, redisons que nos succès claustrophobes poursuivent leur carrière: enfermé dans le métro avec L’Incident, film des années 60 indépendant, anxiogène et ambitieux de Larry Peerce ; enfermé dans une tour prise en otage avec l’explosif Die Hard, de John McTiernan ; et enfermé dans un cauchemar avec Seconds, de John Frankenheimer, que notre ami distributeur, l’infatigable Marc Orly, viendra nous présenter samedi à 20h.
Quant à l’Enfance de l’Art, elle a choisi de nous montrer un classique du film jeunesse des années 50 : Le Petit Fugitif, de Morris Engel.

Bonne semaine.

Isabelle Gibbal-Hardy et l'équipe du Grand Action.

 

La Virée à Paname

Carine May et Hakim Zouhani

Avec
Vessale LEZOUACHE, Smaïl CHAALANE, Elvis GALE

Prix Grand Action des "Nuits Med du court métrage"

 

17 fois Cécile Cassard

Christophe Honoré

Avec
Béatrice Dalle, Romain Duris, Jeanne Balibar

13/10 Club Louis Lumière avec Rémy Chevrin.

 

Dans ce pays-là

Lidiya Bobrova

Avec
Anna Ovsiannikova, Zoya Buryak

Ciné-Ma-Russie 16/10 avec Pierre Murat

 

Salle Panoramique Henri Langlois

We Can't go Home Again

Nicholas Ray

Avec
Nicholas Ray, Richard Bock, Tom Farrell

 
 

L'Incident

Larry Peerce

Avec
Martin Sheen, Tony Musante, Thelma Ritter

 

Piège de cristal

John McTiernan

Avec
Bruce Willis, Bonnie Bedelia, Reginald Veljohnson

Salle Club Henri Ginet

 

Seconds - L'Opération diabolique

John Frankenheimer

Avec
Rock Hudson, John Randolph, Murray Hamilton

 

Le Petit fugitif
Morris Engel, Ruth Orkin, Ray Ashley

Avec Richie Andrusco, Richard Brewster, Winifred Cushing


Prochainement

 

On l'appelle Trinita

Enzo Barboni

Avec
Terence Hill, Bud Spencer, Farley Granger

 

Le Bon, la brute et le truand
Sergio Leone

Avec Clint Eastwood, Eli Wallach, Lee Van Cleef

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