Film américain écrit
et réalisé par Omar Naïm (2004),
avec Robin Williams, Mira Sorvino, Jim Caviezel, Mimi
Kuzyk et Thom Bishops.
Couleur, 95 minutes. Prix du Meilleur
Scénario au Festival
de Deauville 2004.
Titre original : The Final cut
Dans un futur proche, la société
Zoë Tech propose aux plus riches de se faire implanter
une puce qui enregistre tout ce qu’ils voient.
À leur mort, les monteurs assermentés
de Zoë, les cutters, réalisent un film commémoratif
et panégyrique de leur vie, en coupant évidemment
toutes les vilaines choses.
Alan Hackman est le plus réputé des monteurs
de Zoë. Mais à force de plonger dans les
turpitudes de la vie des autres, il est incapable de
s’impliquer dans la sienne.
Ce qu’Alan apprend en montant la vie d’un
des patrons de Zoë va déclencher une irrémédiable
mécanique, mais lui permettre aussi de résoudre
un mystère traumatisant de sa propre enfance
Qu’est ce que la mémoire
? Ou plus exactement, comment nous souvenons de notre
mémoire ? En partant de ces questions, Omar Naïm
a écrit une fable de science fiction qui tourne
au polar vinaigré.
C’est en montant son film de fins d’études
(Grand Theater : a tales of Beirut) qu’Omar Naïm
a inventé l’histoire de Final Cut. Grâce
au soutien d’Equinoxe, une fondation Française
qui permet à de jeunes auteurs de travailler
avec des confirmés, il a pu aboutir son scénario.
Peu après, il l’envoyait à Nick
Wechsler, le producteur de Sexe, Mensonges et Vidéo,
de Steven Soderbergh et Drugstores Cowboys de Gus Van
Sant. Ce producteur découvreur de talent n’a
pas hésité longtemps et a laissé
à Omar le soin de réaliser son film.
Venez donc voir le résultat
et surtout, n’arrivez pas en retard : la première
scène, dure mais magnifiquement réalisée,
est un élément clef de la compréhension
du film.