Light of our life

Chères spectatrices, chers spectateurs,

La lumière de nos vies, pour nous Cinémas Indépendants Parisiens ,CIP pour les intimes, c’est vous ! C’est pour vous que nous nous battons, que nous continuons à montrer les films que nous choisissons, en toute indépendance. Et nous sommes heureux cette semaine de vous présenter le film de Casey Affleck, Light of my Life, deuxième film à obtenir le label CIP.

Avec Light of my Life, Casey Affleck passe pour la deuxième fois derrière la caméra. La première fois, c’était  pour suivre  son ami et beau-frère Joaquin Phoenix dans le faux documentaire I'm Still Here,. Le contexte postapocalyptique est bien-sûr un prétexte utilisé par Casey Affleck pour explorer la relation pére/fille pré-adolescente dans le cadre d’une famille mono-parentale. Dans la vraie vie, il y a les grands-mères, les tantes, les grandes sœurs et les amies pour aider un père seul à protéger et éduquer sa fille. Elles ont toutes disparu dans Light of my Life ce qui permet à Casey Affleck de se concentrer sur la relation père/fille sans interaction avec un tiers. La réussite est éblouissante et nous vous donnons rendez-vous à toutes les séances de la semaine en salle panoramique pour découvrir la jeune Rag, magistralement incarnée par Anna Pniowsky, dialoguant avec Casey Affleck qui joue lui-même le rôle du père.

En 2005, Casey Affleck portait le film  à tout petit budget Lonesome Jim, réalisé par Steve Buscemi. Quel plaisir de retrouver ce dernier en père symbolique de l’éternel adolescent Scott - Pete Davidson - dans The King of Staten Island, dernier opus de Judd Apatow , Vous retrouverez la même inspiration autobiographique dans Brooklyn Secret où Isabel Sandoval se livre totalement. Et dépêchez-vous de venir voir ou revoir Dark Waters de Todd Haynes, Queen & Slim de Melina Metsoukas ou encore The Hunt de Craig Zobel et Les Chasses du Comte Zaroff du tandem Schoedsack – Pichel car tous ces films quitteront nos écrans à la fin de cette semaine.

Nous tirons également les derniers feux de notre cycle LaSalle A l’Ecran, il vous reste donc une semaine pour voir 11 films dont l'action se déroule, le temps d’une ou plusieurs séquences, dans une salle de cinéma : Deux chefs-d’œuvre de Quentin Tarantino Once Upon a Time…in Hollywood, projeté en 35mm- cette séance étant programmée exactement à la date anniversaire de la sortie du film - et Inglourious Basterds, , dont l'intrigue tourne autour du cinéma parisien fictif Le Gamaar ; Au fil du temps, le road-movie de Wim Wenders qui suit les pérégrinations d'un réparateur de projecteurs ; le mélancolique Splendor d'Ettore Scola dans lequel Marcello Mastroianni incarne un exploitant en proie aux souvenirs ; Les Ensorcelés, grand mélodrame de Vincente Minelli sur les coulisses d'Hollywood ; l'étonnant Simone Barbès ou la Vertu de Marie-Claude Treilhou, où le hall d'un cinéma porno devient la scène du théâtre de la vie ; deux chefs-d’œuvre du Nouvel Hollywood où les personnages trompent leur ennui dans les salles obscures : La Dernière séance de Peter Bogdanovich et Taxi Driver de Martin Scorsese ; Tony Manero dans lequel un fan de John Travolta, en pleine fièvre du samedi soir, pousse l'obsession jusqu'au fanatisme ; et enfin deux films revenant sur des épisodes particuliers de l'histoire américaine vue depuis les salles : The Majestic de Frank Darabont sur le McCarthisme et Panic sur Florida Beach de Joe Dante sur la crise des missiles de Cuba.

Pourquoi tant d’adieux ? Car nous aurons le plaisir de vous proposer la semaine prochaine le mythique Scanners de David Cronenberg en copie neuve restaurée.

Nous terminons avec l'Enfance de l'Art : Mercredi à 10h30, les tout-petits retrouveront dès 3 ans leur héroïne souterraine avec La Petite taupe aime la nature tandis que dimanche à 14h15 les plus grands embarqueront en compagnie de Buster Keaton pour La Croisière du navigator.

Belle semaine.

Isabelle Gibbal Hardy et l'équipe du Grand Action.